Bébé mort in utero : couacs en série à l'AP-HP

La ministre de la santé, Marisol Touraine, a demandé une enquête administrative et médicale pour comprendre le drame de la maternité de Cochin-Port Royal à Paris, vendredi. Un drame qui est loin d'être le premier à l'AP-HP.

Kelly Laffin et Audrey Alos
Le 04/02/2013 à 7:11
Mis à jour le 04/02/2013 à 7:18

Les questions sont nombreuses après le drame qui a coûté la vie à un bébé, vendredi à la maternité de Cochin Port-Royal, à Paris. Des enquêtes judiciaires et médicales vont être prochainement ouvertes, pour comprendre ce couac, loin d'être le premier au sein des maternités des hôpitaux publics de Paris.

"On a déjà eu un incident lié à une surcharge de travail", déplore Christophe Prudhomme, membre de l’Association des médecins urgentistes. "Une femme qui a accouché seule dans un box et le bébé est tombé par terre. Heureusement, cela s’est bien terminé. Mais c’est chronique d’un accident annoncé...".

Plus généralement, tous les services des hôpitaux de l'AP-HP sont touchés par le sous-effectif.

Des catastrophes à venir

Il y a moins de 3 semaines, par manque de surveillance, une patiente âgée mourrait de froid dans le jardin de l'hôpital Sainte-Périne.

Un drame dont le coupable est tout trouvé pour Ian Brossat, président du groupe PCF/PG au Conseil de Paris : les plans d'économies successifs de l'APHP.

"Cela fait plusieurs années que l’APHP a décidé de faire une série de coupes. Désormais, on s’aperçoit qu’elle est malade de ses économies", estime cet élu.

"Il faut savoir qu’en 2013, l’hôpital public prévoit 150 millions d’économies supplémentaires, ce qui veut dire des lits en moins, des postes en moins et donc des catastrophes supplémentaires."

Un risque que les syndicats de l'hôpital public ne cessent de dénoncer. Selon la CGT,  ces 5 dernières années, 4000 emplois ont déjà été supprimés. 1000 autres doivent suivre en 2013.

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