Affaire Bettencourt : Sarkozy serein malgré les perquisitions

Des perquisitions ont été menées ce mardi au domicile, au bureau et à l'ancien cabinet d'avocat de Nicolas Sarkozy par le juge Jean-Michel Gentil. Le magistrat montre ainsi sa détermination à faire toute la lumière sur les dossiers Bettencourt.

Thierry Arnaud
Le 03/07/2012 à 21:37
Mis à jour le 03/07/2012 à 21:46

Cette perquisition relègue aussi  au second plan un autre coup d'éclat, à savoir la mise en examen de la juge Isabelle Prévost-Desprez.

Accompagné d'une dizaine de policiers de la brigade financière, le juge bordelais a perquisitionné à toutes ces adresses, notamment l'appartement familial appartenant à Carla Bruni dans le XVIème arrondissement. Le bâtonnier de Paris Christiane Féral-Schuhl a assisté à une perquisition et a été représentée aux deux autres. Le juge n'aurait rien saisi, mais, selon Europe 1, l'agenda de Nicolas Sarkozy a été récupéré chez l'huissier où il avait été récemment déposé. M. Sarkozy n'était pas là, étant parti la veille "en famille au Canada", selon un communiqué de son avocat, Me Thierry Herzog. Des vacances que l'ex-chef de l'Etat poursuivrait sereinement.

Des déclarations troublantes des employés

Le juge, qui instruit avec deux collègues à Bordeaux la nébuleuse des dossiers Bettencourt depuis décembre 2010, n'a donc guère tardé après la fin de l'immunité de président de M. Sarkozy, à la mi-juin. Le juge a déjà fait saisir les comptes de campagne de M. Sarkozy. Il a entendu des fournisseurs et des déclarations troublantes de différents employés de maison des Bettencourt ont été versées au dossier. Certains témoignages évoquent un ballet d'hommes politiques au domicile des milliardaires, à Neuilly (Hauts-de-Seine), venus, selon les rumeurs qui circulaient dans la maison, pour y recevoir de l'argent liquide.

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