Valls s'apprête à expulser des imams radicaux

Le ministre de l'Intérieur a annoncé l'expulsion "dans les prochains jours" d'imams radicaux étrangers. Une mesure qui s'inscrit selon lui dans le cadre de la prévention contre le "jihadisme global".

M. T. avec AFP
Le 29/01/2013 à 14:06
Mis à jour le 29/01/2013 à 15:17
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls (AFP)

Manuel Valls en guerre contre l'islam radical. Le ministre de l’Intérieur a annoncé mardi l'expulsion "dans les prochains jours" de plusieurs prédicateurs et imams radicaux étrangers, lors d'une conférence internationale sur la lutte contre les extrémismes violents à Bruxelles.

"Nous expulserons tous ces imams, tous ces prédicateurs étrangers qui s'en prennent à la femme, tiennent des propos contraires à nos valeurs, font référence à la nécessité de combattre la France", a-t-il averti. Une mesure qui s'inscrit, selon lui, dans le cadre de la prévention contre l'islamisme radical et du "jihadisme global".

"Des groupes qui veulent prendre la main sur les consciences"

Mais le ministre a aussitôt tenu à rappeler la nécessité d'éviter les amalgames. "Je ne confonds pas cet islamisme radical avec l'islam de France", a-t-il déclaré.

Ceux qui doivent se sentir visés, ce sont "des groupes qui se réclament du salafisme, qui sont dans un processus politique, qui visent tout simplement à s'accaparer à la fois le monde associatif, les processus scolaires, à prendre, au fond, la main sur les consciences d'un certain nombre de familles".

Le cas de Merah, influencé par des "contacts"

Par ailleurs, selon le ministre de l'Intérieur, le cas de Mohamed Merah, le tueur au scooter de Toulouse, était flagrant de cette emprise.

"L'action de Mohamed Merah a été le résultat d'une préparation minutieuse, d'un véritable processus d'apprentissage fait de contacts nombreux", a ainsi avancé Manuel Valls.

Selon lui, "la thèse du loup solitaire ne tient pas. Il n'a à l'évidence pas agi seul. Il a tué, mais il s'est déplacé en Afghanistan, au Pakistan, il a eu des contacts, il a reçu sans doute une formation rudimentaire aux armes, il a vécu dans un environnement. (...) Des contacts qui ont forgé ce processus de radicalisation qui l'a amené à tuer", a-t-il conclu.

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