Au bord de l'implosion depuis 10 jours, l'UMP pourrait avoir trouver une porte de sortie. La condition : que François Fillon et Jean-François Copé se mettent d'accord sur un référendum... qui demanderait aux militants s'ils veulent revoter pour la présidence du parti.
Si l'idée d'un nouveau vote (sans fin), initiée par Nicolas Sarkozy et proposée par Jean-François Copé, a été acceptée par François Fillon, reste encore à se mettre d'accord sur les modalités de son organisation.
L'accord n'était toujours pas scellé mardi soir, alors que la crise à l'UMP qui a pris un tour nouveau avec l'amorce d'une scission à l'Assemblée nationale. Les fillonistes ont, en effet, déposé les statuts d'un nouveau groupe parlementaire : le Rassemblement-UMP (RUMP), composé de 68 députés.
Face à l'accélération des événements, Jean-François Copé a demandé à François Fillon de renoncer à cette initiative, tout en proposant ce référendum pour sortir de l'impasse. Un "deal" dont Nicolas Sarkozy serait en fait l'instigateur.
Nicolas Sarkozy à la manoeuvre
Les deux rivaux, devenus des adversaires résolus pour le contrôle du premier parti d'opposition, se sont rencontrés mardi après-midi. Une rencontre qui a eu lieu dans le bureau de Jean-François Copé à l'Assemblée nationale, à la demande de Nicolas Sarkozy.
Pour l'ancien président de la République, actif en coulisses, "tout est préférable à une scission", selon David Douillet qui s'est entretenu avec lui.
>> DOCUMENT - La lettre de Fillon à Copé
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