UMP : l'Assemblée croit revivre la "scission RDA-RFA"

Coup de tonnerre ce matin à l'UMP : le groupe pro-Fillon crée un nouveau groupe à l'Assemblée. Dans l'après-midi, l'ambiance à l'hémicycle devient délétère et les comparaisons avec la scission de l'Allemagne en 1949 sont rapidement lancées.

V. G. avec AFP
Le 27/11/2012 à 20:36
Mis à jour le 27/11/2012 à 23:11

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Coup de tonnère mardi matin : le groupe pro-Fillon annonce la création d'un nouveau groupe UMP à l'Assemblée nationale, le Rassemblement-UMP (RUMP).
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La journée commençait mal, mais pas forcément plus que depuis dimanche 18 novembre, et l'auto-proclamation de victoire des deux candidats Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence de l'UMP.

Elle promettait en tout cas une nouvelle série d'affrontements, de menaces, d'invectives et d'ultimatums en tout genre, et cela n'a pas manqué...

L'Assemblée nationale, champ de bataille de la guerre Copé - Fillon

Et pendant que les différents camps s'affrontaient par médias interposés, l'Assemblée nationale, habituellement réservée à la mise en scène des affrontements droite - gauche, devenait le champ de bataille de la guerre que se livrent depuis 10 jours Jean-François Copé et François Fillon. La gauche, qui n'en espérait pas tant, pouvait profiter du match.

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"Beaucoup sont malheureux. Un nouveau groupe, c'est une transgression très lourde, parce qu'on va parler à deux voix", analysait dans la matinée l'ex-députée Marie-Anne Montchamp (pro-Copé), qui avait renoncé à franchir ce Rubicon-là à l'automne 2010 quand elle était porte-parole de Dominique de Villepin - juste avant de rejoindre le gouvernement de Nicolas Sarkozy.

A l'heure du déjeuner, un proche de Jean-François Copé ironisait, lui, sur le sens de l'acronyme Rump en anglais: "Troufion, croupe".

Le patron des députés PS Bruno Le Roux, un proche de François Hollande, de son côté, préfère paraphraser François Mauriac à l'époque des deux Allemagnes pendant la guerre froide. "Nous aimons tellement l'UMP que nous nous réjouissons qu'il y en ait deux", ironise-t-il.

Il ne croyait sans doute pas si bien dire, la blague est également sur Twitter, notamment par @Authueil, pseudonyme d'un "collaborateur à l'Assemblée nationale donnant des informations depuis l'intérieur".

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Les députés UMP et RUMP côte à côte dans l'hémicycle

Vers 15h00, les députés UMP sont encore assis à leur place habituelle, copéistes et fillonistes mélangés... dans une ambiance glaciale. Mais, Jean-François Copé et François Fillon ne sont pas là, tout ocupés à leur rencontre dans le bureau du premier à l'Assemblée.

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Pendant ce temps, Benoît Apparu, un proche d'Alain Juppé, s'essaye à des solutions pour sortir d'une situation inextricable. Pourquoi pas 18 mois de mandat pour Copé et 18 mois pour Fillon... Ou alors de nouvelles élections dans 18 mois ?

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En fin de journée, si les fillonistes ont acceptés la proposition de référendum de Jean-François Copé, c'est seulement sous condition, et rien n'indique que le nouveau président de l'UMP les accepte.

Les fillonistes en ont donc profité, mardi en fin de journéer pour déposer, officiellement cette fois, la déclaration politique et la liste de 68 membres du groupe Rassemblement-UMP.

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