Ségolène Royal à la BPI : une "nomination de complaisance" pour la droite

L'accession de Ségolène Royal à la vice-présidence de la Banque publique d'investissement marque-t-elle son retour sur le devant de la scène politique nationale ? Opposition et majorité tendent à dire que non.

D. N. et Igor Sahiri
Le 21/02/2013 à 10:03
Mis à jour le 21/02/2013 à 10:14

Ségolène Royal va être nommée vice-présidente de la BPI - 20/02


De la "connivence", du "copinage". L'annonce mercredi de la prochaine nomination de Ségolène Royal en tant que vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI) a fait grincer les dents de l'opposition.

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"Connivence" et "complaisance " pour la droite

Cette nomination n'est rien d'autre que de la "connivence", a fustigé Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée. Pour lui, il s'agit de "la nomination des copains".

Selon Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes, ce n'est rien de moins qu'une "nomination de complaisance et très familiale". Jean-Christophe Lagarde, député UDI de Seine-Saint-Denis, y voit même la garantie pour François Hollande de s'assurer "le calme dans le couple présidentiel".

"Expertise et expérience" pour la gauche

Dans le camp socialiste, à l’inverse, la plupart des élus se réjouissent. La présidente de Poitou Charentes y est perçue avant tout comme une personnalité talentueuse, représentante idéale des régions de France. "Les polémiques sont les polémiques mais l'efficacité, c'est de la mettre là où elle est", assure Philippe Martin, député PS du Gers.

Même Olivier Falorni, le député PS de Charente-Maritime, tombeur de Ségolène Royal aux dernières législatives, juge cette prise de fonction méritée, même "si on ne peut pas parler de retour en politique" qui selon lui participe "de la légitimité du scrutin universel".

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Il faut se rendre à l'évidence, il ne s'agit pour Ségolène Royal pas d'un rôle de premier plan, mais d'une première étape. N'avait-elle pas déclaré il y a un mois que 2013 serait "l'année de la reconquête" ?

 

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