La révolte gronde à l'UMP

Les "non-alignés" NKM, Bertrand ou Apparu en ont assez des guerres d'ego qui frappent l'UMP depuis maintenant 11 jours. Ils demandent un nouveau vote et que chacun retrouve ses esprits.

Samuel Auffray
Le 28/11/2012 à 19:18
Mis à jour le 28/11/2012 à 21:44
Nathalie Kosciusko-Morizet (AFP)

La politique de l’apaisement a fait long feu à l’UMP. Mercredi, la colère gronde au onzième jour de la lutte intestine que se livre le président proclamé Jean-François Copé et son rival, l’ancien Premier ministre, François Fillon.

Mardi un referendum interne à propos d’un nouveau vote semblait acté. Patatras, mercredi matin contre toute attente "les conditions" ne sont plus "réunies" selon le camp Copé.

La raison ?  La création officiel du groupe parlementaire "Rassemblement-UMP" porté par François Fillon. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase de ceux restés neutres.

Les "non-alignés" entrent en scène

L’UMP "n'est l'otage de personne", martèle Nathalie Kosciusko-Morizet qui milite depuis deux jours, et l’ouverture d’une pétition en ligne, pour un nouveau scrutin.

Dans la matinée, sur fond de lassitude des parlementaires, 67 députés "non-alignés", emmenés par NKM et Bruno Le Maire, avaient pourtant demandé à chacun de faire un geste pour arranger les choses : à François Fillon de dissoudre son nouveau groupe parlementaire avant 15h et à Jean-François Copé de constituer un comité des sages pour préparer un référendum auprès des militants de l’UMP. Sans succès d'un côté comme de l'autre.












"J'en ai marre de ce foutoir", explose de son côté l'ex-secrétaire général du parti Xavier Bertrand sur Europe 1 "hier, Nicolas Sarkozy impose aux deux, François Fillon et Jean-François Copé, une sortie de crise, et là de nouveau, ce matin, on est dans l'impasse."

D’ailleurs l’ancien chef de l’Etat serait "atterré" par "le spectacle" a confessé Brice Hortefeux. La majorité de la base militante, desespérée, est sur la même ligne.

"30 excités à Paris"

Ainsi, six fédérations départementales de l'est de la France comptent consulter leurs adhérents sur une motion appelant à "l'union", a annoncé Damien Meslot, député du Territoire de Belfort.

"On a l'impression qu'il y a 30 excités à Paris, devenus complètement fous, alors que les 330.000 militants de l’UMP souhaitent que l'on sorte de cette situation", a poursuivi ce proche de Xavier Bertrand.

Ce texte demande "la création d'une commission des sages conformément à l'article 36 des statuts" du parti, que cette commission "organise une nouvelle élection" et que le groupe dissident R-UMP "se rallie au groupe" originel à l'Assemblée nationale.

"On en a marre" peste aussi Benoît Apparu. Les jeunes cadres du parti en reste persuadé, seule la tenue de nouvelles élections peut sortir l’UMP du marasme dans lequel il s’est plongé sans aide extérieure.












Loin de l’agitation des jeunes ambitions, Jacques Chirac a fêté ses 80 ans. Selon ses proches, il ne pense "sans doute rien" de la situation à l’UMP. Il ne doit pas s'en porter plus mal.

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