Recrutements d'enseignants : pour Peillon "il serait digne de mieux les payer"

BFMTV
Le 30/08/2012 à 12:06
Mis à jour le 17/09/2012 à 12:12

"Nous savons tous que les enseignants ne sont pas assez rémunérés, mais c'est aussi vrai pour les infirmières de nuit ou d'autres (professions) par rapport au dévouement et au service qu'ils rendent à la société", a dit le ministre. "Il serait digne de les payer mieux si nous en avions les moyens, et lorsque nous les aurons, nous le ferons", a-t-il promis. "Nous n'avons pas les moyens dans le contexte budgétaire" actuel, a-t-il redit, soulignant qu'il y a 850.000 enseignants, ce qui représenterait un poids budgétaire conséquent.
"Il est tout à fait normal que les syndicats représentatifs fassent valoir des revendications, ils le font, mais les priorités des enseignants aujourd'hui ne sont pas celles-là", a ajouté le ministre. Les priorités sont plutôt de "retrouver des enseignants, être capable ensuite de les former, changer nos rythmes scolaires...","a-t-il dit.

D'ailleurs, les enseignants n'ont absolument jamais - et cela avait même surpris le président de la République quand il (les) rencontrait avec moi - fait porter leur revendication d'abord là-dessus" (sur les salaires), a ajouté Vincent Peillon. "Les gens qui choisissent ce métier ne le choisissent pas d'abord pour l'argent", "ce qu'ils veulent, c'est qu'on leur donne les moyens de faire réussir les élèves. Ce n'est plus le cas dans ce pays", a encore dit le ministre. Le salaire des enseignants français débutants et en milieu de carrière est inférieur à la moyenne des pays de l'OCDE et a même diminué depuis 1995 : un professeur des écoles démarre à 1.700 euros nets par mois, hors primes et heures supplémentaires. La baisse des salaires s'aggrave depuis 2010 à cause du gel du point d'indice salarial des fonctionnaires alors que le niveau d'études demandé est plus important. Des syndicats réclament que la question des salaires soit abordée lors de la réforme des rythmes scolaires, qui pourrait modifier leur temps de travail, et estiment qu'une revalorisation attirerait davantage de jeunes dans le métier.

Élections

Les résultats dans votre ville

La question du jour

Faut-il permettre l'ouverture de tous les magasins le dimanche?