Premier couac politique pour Hollande après le tweet de Valérie Trierweiler

François Hollande se retrouve en pleine tempête politique après que Valérie Trierweiler a ouvertement apporté son soutien à Olivier Falorni, adversaire de Ségolène Royal pour les législatives.

BFMTV | AFP
Le 13/06/2012 à 7:05
Mis à jour le 13/06/2012 à 10:04

Règlement de compte ou dérapage involontaire, le tweet de la première dame pourrait être fâcheux pour le président de la République. Ségolène Royal a dénoncé mardi des attaques qu’elle juge "personnelles" et "méprisantes", tandis que son adversaire, le dissident socialiste Olivier Falorni, a jugé la campagne "indigne" et estimé qu'elle ne lui avait pas pardonné son soutien à François Hollande. "Dans cette campagne je n'ai jamais proféré d'attaques personnelles" a déclaré sur France 3 Poitou-Charentes la candidate PS. "J'en ai beaucoup subi, de très méprisantes, sous tous les tons, sous toutes les formes mais ma responsabilité (...) c'est d'élever le débat". "Lorsqu'il y a des divisions, lorsqu'il y a des petites phrases, des attaques personnelles, les gens se sentent méprisés parce qu'ils attendent autre chose de la politique", a-t-elle ajouté. Interrogée sur le message de soutien de la première dame de France Valérie Trierweiler à son adversaire, Royal a déclaré: "Je n'ai pas de commentaire à faire", après avoir souligné qu'elle était soutenue par François Hollande.

Olivier Falorni juge cette campagne "indigne"

Olivier Falorni, interrogé également par la chaîne dans le cadre d'une soirée électorale, a de son côté estimé que la campagne à La Rochelle était "indigne". "Cette campagne devient indigne parce que m'accuser de faire le lit du sarkozysme n'est pas correct", a-t-il dit en évoquant des propos de la candidate socialiste au sujet du soutien apporté par l'UMP Dominique Bussereau au candidat. Aujourd'hui on marche sur la tête à La Rochelle", a-t-il ajouté après avoir une nouvelle fois souligné que Royal avait été "parachutée" dans sa ville, où elle n'est que de "passage" et qu'elle fait preuve de "clientélisme" et de "sectarisme". Questionné, enfin, sur la supposée inimitié de l'ex-épouse du président de la République à son égard, il a lâché: "Mme Royal n'a jamais supporté ma fidélité politique à François Hollande, jamais, cela me paraît évident". Falorni a enfin déclaré que le choix du PS pour Royal, sans primaire, avait été "une forme d'insulte aux militants". "Je siégerai dans le groupe socialiste", en cas de victoire, a-t-il cependant précisé. Royal, a obtenu au premier tour 32,03% des voix, et reste menacée au second tour par Olivier Falorni (28,91%), qui a décidé de se maintenir.

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