Plan pour la Jeunesse : le gouvernement affiche son volontarisme

Santé, logement, emploi: le gouvernement va décliner jeudi toute une série de mesures en faveur des jeunes, quasiment toutes déjà connues et sans moyens nouveaux.

D. N. avec Aymeric Barrault
Le 21/02/2013 à 13:58

Hollande tente de se relancer avec la jeunesse


Le candidat François Hollande avait fait de l'amélioration du sort de la jeunesse l'une de ses propositions phares. A l'issue d'un comité interministériel de la jeunesse organisé en fin d'après-midi jeudi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault annoncera treize chantiers déclinés en une cinquantaine de mesures, pour faire en sorte "que les jeunes vivent mieux à la fin du quinquennat qu'au début".

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Des objectifs ambitieux, mais sans moyens nouveaux

Santé, logement, emploi : le gouvernement va décliner toute une série de mesures en faveur des jeunes. La plupart d'entre elles sont déjà connues, une partie ayant déjà été annoncée lors de la conférence contre la pauvreté en décembre. Le gouvernement réaffirme donc aujourd’hui son volontarisme, même si, rigueur oblige, aucun nouveau fonds ne sera débloqué.

Le premier objectif est de lutter contre le décrochage scolaire en réduisant de de moitié le nombre de jeunes décrocheurs sortis du système scolaire sans qualification chaque année. Ils sont actuellement 140.000. L'objectif sera à terme la création d'au moins une "structure innovante de raccrochage", comme les micro-lycées, par académie.

Le gouvernement veut aussi favoriser l’accès à la complémentaire santé : aujourd’hui, moins d’un quart des jeunes en possèdent une.

Enfin, dans le domaine du logement, le gouvernement veut lever l’obstacle des trois mois de caution. C’est l’Etat qui se substituerait au jeune locataire via une garantie universelle.

Bientôt des quotas à l'Assemblée ?

Au-delà de ces mesures d’urgence, c’est aussi la place des jeunes dans la société que l’Etat veut améliorer, avec deux pistes qui risquent de faire du bruit : instaurer un quota de jeunes de moins de 30 ans dans les partis politiques et à l’Assemblée. Rendre tout électeur éligible à la présidentielle ou au Sénat dès 18 ans contre 23 et 24 ans actuellement est une autre piste.

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