Mariage homo et PMA : week-end agité à l'Assemblée

Seul le premier article de la loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuel a été voté par les députés depuis le début de l'examen du texte. Si l'opposition fait preuve d'ingéniosité pour ralentir les débats, les hésitations du gouvernement ne facilitent pas les choses.

S. A.
Le 04/02/2013 à 7:14
Mis à jour le 04/02/2013 à 8:32

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Le week-end de débat à l'Assemblée, consacré à l'examen du projet de loi sur le mariage pour tous, doit s'achever vers 8 heures lundi matin a annoncé le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Mais les heures se suivent et se ressemblent dans l'hémicycle puisque la multitude d'amendements présentés par l'opposition, notamment sur la question de l'adoption par les couples homosexuels, allongent sensiblement les discussions. Ce qu'il faut retenir de ce week-end de débats à l'Assemblée.

L'article fondamental voté

Samedi pourtant, un premier verrou symbolique avait sauté avec l'adoption par 249 voix contre 97 du premier article du projet de loi qui ouvre le mariage aux personnes de même sexe. Sans surprise, les députés socialistes, écologistes, radicaux de gauche et Front de gauche ont voté pour. Dans les rangs de l'UMP, seuls Franck Riester et Benoist Apparu se sont distingués en votant en faveur du texte.

La veille, les 130 amendements qui visaient la suppression de l'article 1 ont tous été rejetés par les députés, par 183 voix contre 85.

La guerre des amendements

Dans la nuit de samedi à dimanche une série d'amendements des députés UMP proclamant que "l'intérêt supérieur de l'enfant est de vivre prioritairement auprès de son père et sa mère biologiques" a été rejetée.

"Dans un couple hétérosexuel ayant recours à la PMA, le père n'est pas celui qui a fait le don de gamètes", a relevé la communiste Marie-George Buffet.

La nuit a aussi été marquée par la saillie du député UMP, Alain Leboeuf qui, par opposition aux couples homosexuels, a dit parler au nom des "Français normaux".

Le gouvernement perd les pédales

Dimanche, les débats ont été accaparés par la question de la procréation médicalement assistée (PMA), bien que ce sujet ne soit pas inscrit dans le texte sur le mariage homo

Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la famille, a d'abord évoquée un texte avant la fin de l'année. Mais Jean-Marc-Ayrault a opposé un démnti cinglant : "la question de la PMA peut être traitée toute seule". Soit pas forcément dans le grand texte prévu sur la famille. Evidemment, l'opposition ne s'est pas gênée pour exploiter ces hésitations.

>> Retour sur un cafouillage en trois actes

Luni matin, l'examen de l'article 2 (sur 23) qui traite de l'alignement des règles de dévolution du nom de famille entre les filiations biologiques et adoptives, venait à peine de commencer.

S'il veut parvenir à ses fins et ouvrir l'adoption aux couples homosexuels, le gouvernement va devoir continuer à affronter la fronde de l'opposition cette semaine. Et, cette fois, éviter les couacs.

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