Mariage homo : reprise des débats à l'Assemblée

Alors que l’Assemblée nationale a adopté samedi l'article 1er du projet sur le mariage homosexuel, les débats reprennent dimanche à 10h.

M.G. avec AFP
Le 03/02/2013 à 10:00
Les débats sur le mariage homosexuel se poursuivent dimanche (Capture d'écran BFMTV)

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L'Assemblée nationale a adopté samedi l'article 1er du projet sur le mariage homosexuel, le plus important, celui qui ouvre le mariage aux personnes de même sexe, et quelques heures plus tard des dizaines de milliers d'opposants au texte ont manifesté dans toute la France.
    
Après la démonstration de force du 13 janvier à Paris (1 million ou 340.000 personnes selon les organisateurs ou la police), une nouvelle manifestation nationale est programmée pour le 24 mars dans la capitale.

Samedi, la police a annoncé avoir compté à 16h environ 80.000 personnes dans 80 rassemblements ou défilés.

249 voix contre 97

De leur côté les députés, qui vont continuer à débattre dimanche, ont adopté par 249 voix contre 97 l'article 1er puis ont refusé que des maires puissent invoquer "une clause de conscience" pour refuser de célébrer des mariages.

Sans surprise, les socialistes, écologistes, radicaux de gauche et Front de gauche ont voté pour le texte. Les députés UMP ont voté contre - sauf Franck Riester - ainsi que les députés centristes UDI présents.

Les députés ont guerroyé sur le fait que le projet permettra à un étranger de contracter un mariage homosexuel en France, même si la loi de son pays l'interdit.

"Français normaux"

Dans la soirée, la gauche a repoussé une série d'amendements des députés UMP proclamant que "l'intérêt supérieur de l'enfant est de vivre prioritairement auprès de son père et sa mère biologiques" et que "nul n'a de droit à l'enfant".

Peu avant la fin de la séance, à 02h du matin, un incident a opposé le député UMP Alain Leboeuf qui avait fait référence aux "Français normaux", déclenchant un tollé à gauche, en particulier de la part du socialiste Bernard Roman qui lui a fait signe de se taire, un geste jugé "inacceptable" par le chef de file des députés UMP, Christian Jacob.

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