Mali : Ayrault en pédagogue de guerre à l'Assemblée

Un débat sans vote aura lieu mercredi au Parlement sur la situation au Mali. Objectif : rappeler les buts poursuivis par la France dans le conflit.

S. C. avec AFP
Le 16/01/2013 à 14:51
Mis à jour le 16/01/2013 à 15:34

A François Hollande le rôle de chef des Armées et du pouvoir décisionnaire qui en découle, à Jean-Marc Ayrault le rôle du pédagogue justifiant l'entrée en guerre dela France au Mali auprès des parlementaires. Un débat sans vote aura lieu mercredi au Parlement sur la situation au Mali.

Ce débat s'est ouvert à 15h, simultanément à l'Assemblée nationale et au Sénat, Jean-Marc Ayrault représentant le gouvernement dans la première chambre et Laurent Fabius (Affaires étrangères) dans la seconde.

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Rappeler le "triple objectif" de la France

Le Premier ministre a exposé devant les parlementaires le "triple objectif" de l'opération militaire française.

Le premier est d'"arrêter l'offensive des groupes terroristes. Nous leur avons déjà porté un coup d'arrêt à l'est, nous portons maintenant notre effort à l'ouest du Mali".

"Le deuxième objectif, a-t-il poursuivi, est de préserver l'existence de l'Etat malien et de lui permettre de recouvrer son intégrité territoriale et sa totale souveraineté".

"Il faut enfin préparer le déploiement de la force d'intervention africaine autorisé le 20 décembre dernier par le Conseil de sécurité de l'ONU", a indiqué Jean-Marc Ayrault.

Copé s'exprimera aussi

Le Premier ministre a réaffirmé que la France "agit à la demande du président du Mali et dans le respect de la charte de l'ONU" et que "plusieurs de nos partenaires nous ont apporté leur appui", tandis que "l'Allemagne a exprimé sa disponibilité".

Jean-Marc Ayrault a assuré d'autre part que le gouvernement était "conscient des risques" que les opérations armées au Mali faisaient peser sur les otages français au Sahel mais que "ne rien faire" n'aurait pas contribué à leur libération.

Outre le Premier ministre, le président de l'UMP, Jean-François Copé, devrait également s'exprimer sur l'intervetion française au Mali et préciser la position de son groupe sur la question.

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