Hollande raillé par l'opposition

Plusieurs personnalités ont réagi à la conférence du chef de l’État, mardi soir.

Emmanuel Bringuier avec AFP
Le 13/11/2012 à 20:13
Mis à jour le 13/11/2012 à 23:22

Très attendu, le premier grand rendez-vous de François Hollande avec la presse a été attentivement regardé par toute la classe politique française. Et les critiques ne se sont pas fait attendre. Avant même la fin de la conférence, Jean-François Copé a ainsi exprimé sa "déception".

"Cette conférence de presse, je la résumerai d'un mot: quelle déception ! Après six premiers mois d'un quinquennat pour l'instant désastreux, on attendait de François Hollande qu'il fasse preuve de lucidité, de courage et même d'autocritique. Nous n'avons absolument rien eu de tout cela", a-t-il déclaré lors d'un point presse au Cannet, où il tenait dans la soirée un meeting pour la présidence de l'UMP.

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"Le changement c'est fini"

Même défiance de Francois Fillon, son rival dans la course à la présidence de l’UMP. Selon l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Hollande mène "la France droit dans le mur". "La situation en 2013 sera très grave avec beaucoup de chômage et du pouvoir d’achat en moins", a-t-il affirmé en marge d'un déplacement à Dreux.

"Avec Nicolas Sarkozy : les Français auraient eu l’augmentation de la TVA et la baisse des charges sociales. Avec François Hollande, ils n’auront que l’augmentation de la TVA", a-t-il ajouté.

Marine Le Pen a, pour sa part, joué de l'ironie pour commenter la prestation du chef de l'Etat. La présidente du FN a déclaré que la conférence de presse de François Hollande pouvait "se résumer en une phrase: avec François Hollande, le changement c'est fini; avec François Hollande, le sarkozysme c'est reparti".

"Obstiné dans l'erreur"

Son bras droit s'est montré tout aussi mordant envers le chef de l'Etat. Pour Florian Philipot, numéro 2 du FN, Hollande "a déroulé la feuille de route ultra libérale de casse sociale écrite par l’Union Européenne, le FMI et Mme Merkel".

A gauche aussi, certains commentaires étaient acerbes. "Le président s’obstine dans l’erreur en refusant tout affrontement avec le monde de la finance", a déclaré Martine Billard, la coprésidente du Parti de Gauche.

Les socialistes ont vu un président courageux

Sans surprise, les socialistes étaient quant à eux dithyrambiques sur la prestation du président de la République. Harlem Desir, premier secrétaire du PS a "salué le discours de rassemblement et de mobilisation de toutes les forces vives du pays".

Meme son de cloche chez Martine Aubry. L'ex rival de Francois Hollande à la primaire socialiste a déclaré que le chef de l'Etat "a fait le choix du courage et de la vérité sur la situation du pays comme sur les réformes engagées".

Du côté du patronat, la présidente du Medef Laurence Parisot a appuyé les déclarations du chef de l'Etat sur la gravité de la situation économique et sociale de la France. Elle a assuré que pour elle aussi l'inversion de la courbe du chômage devait être "une obsession".

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