Hollande à Petroplus : "l'Etat ne peut être le repreneur"

Après avoir rencontré samedi matin les salariés de la raffinerie de Petroplus, menacée de fermeture, François Hollande a affirmé que l'Etat ferait "son devoir" mais devait pour cela disposer d' un "repreneur sérieux".

Magali Rangin avec AFP
Le 05/01/2013 à 10:46
Mis à jour le 05/01/2013 à 11:53

Emploi : les salariés de Pétroplus attendent Hollande au tournant


Un an après sa première visite, François Hollande a rencontré samedi 5 janvier 2013 les salariés de la raffinerie Petroplus, menacée de fermeture.
"L'Etat fera son devoir, il accompagnera", a affirmé le président. "Mais il nous faut avoir un repreneur industriel sérieux" a-t-il ajouté.

"Tous les pouvoirs publics sont mobilisés pour qu'à partir des choix qui nous sont présentés nous puissions en dégager un qui donne de la garantie et de la pérennité" à l'activité, a déclaré François Hollande en sortant d'une réunion de trois quarts d'heure à la mairie du Val-de-Reuil dans l'Eure, avec une délégation de l'intersyndicale qui avait souhaité le rencontrer.

"Je dois essayer avec eux, sans créer d'illusions, en étant le plus sérieux possible, le plus sincère possible, arriver à cette solution de reprise le 5 février, compatible avec nos engagements européens." Pour François Hollande, Shell "doit prendre sa part" de responsabilité dans la reprise et la dépollution du site de Petroplus.

"L'Etat ne peut pas être le repreneur"

"L'Etat ne peut pas être le repreneur, et ça les salariés le savent parfaitement" a conclu le chef de l'Etat.

L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie avait demandé mercredi à rencontrer le chef de l'Etat à l'occasion de ce déplacement, "un an jour pour jour" après sa visite le 5 janvier 2012 durant sa campagne présidentielle.
    
La raffinerie de Petit-Couronne, qui emploie 470 salariés, a déposé son bilan le 24 janvier 2012 et a été placée en liquidation judiciaire le 16 octobre dernier. Le tribunal de commerce de Rouen a toutefois laissé jusqu'au 5 février aux industriels intéressés pour déposer une offre de reprise.

Lors de sa première visite il y a un an, François Hollande avait appelé l'Etat à prendre ses responsabilités en se mettant en quête d'un repreneur si Petroplus devait s'avérer défaillant. "Où est l'Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République?" avait-il notamment déclaré.

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