François Hollande, président du changement... de cap ?

Décision d'une hausse de la TVA, abandon du projet sur le droit de vote des étrangers... Mardi, lors de sa conférence de presse, le président a dû s'expliquer sur plusieurs revirements par rapport à ses promesses de campagne.

M. T.
Le 14/11/2012 à 9:16
Mis à jour le 14/11/2012 à 9:18

Ces dossiers, François Hollande s'en seraient bien passés. En conférence de presse, le président a dû s'expliquer sur plusieurs revirements par rapport à ses promesses de campagne. Deux en particulier : la décision d'augmenter le taux de TVA pour financer la compétitivité, et l'abandon du projet sur le droit de vote des étrangers non-communautaires aux élection locales.

Pendant la campagne, François Hollande avait fortement critiqué le projet de TVA sociale de Nicolas Sarkozy. Désormais, il doit s'expliquer sur la réévaluation prochaine des taux normaux et réduits de TVA, prévus pour janvier 2014. Ceci afin de financer le coup de pouce accordé aux entreprises pour relancer la compétitivité.

Raillé sur l'augmentation de la TVA

Pour le président, pas question de comparer les deux dispositifs. Il ne s'agit selon lui pas d'une "augmentation" telle que le prévoyait le projet de TVA sociale, mais d'une simple "refonte" des taux, qui ne verra pas le pouvoir d'achat des Français affecté.

Mais pour le candidat à la présidence de l'UMP François Fillon, c'est bien la même chose. "Avec Sarkozy, on avait la hausse de la TVA, mais la baisse des charges sociales. Avec Hollande, on a la hausse de la TVA, mais pas de baisse des charges sociales", a-t-il ironisé.

Le droit de vote des étrangers enterré

Mardi, le chef de l'Etat a également enterré une autre promesse de campagne : le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales. François Hollande a exclu un référendum sur la question. Mais il se refuse aussi à faire passer en force cette mesure, alors qu'il sait qu'il ne dispose pas de la majorité des 3/5e nécessaire à son adoption.

Cette fois, l'opposition a applaudi des deux mains. En particulier le Front national, qui s'est toujours déclaré hostile à la mesure. "C'est un revirement que je veux bien accepter", s'est félicité mardi le vice-président du parti d'extrême droite, François Philippot.

Conférence à l'Elysée : Hollande reconnaît "une erreur"

A côté, sa promesse non tenue de ne pas tenir de conférence de presse à l'Elysée reste dérisoire... Et sur ce point, François Hollande veut bien faire son mea culpa. "Cette erreur, je la reconnais et je demande ici grâce et pardon", a-t-il confessé avant de s'éclipser.

>> Sujet vidéo : Igor Sahiri et François Pitrel

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