Fabius affirme que des otages enlevés au Niger sont "vivants et en bonne santé"

Le chef de la diplomatie française a reçu les familles des quatre otages français enlevés au Niger, il y a plus de deux ans.

David Namias avec AFP
Le 03/01/2013 à 18:50
Mis à jour le 03/01/2013 à 19:38
Laurent Fabius, chef de la diplomatie française a reçu les familles des otages ce jeudi. (Capture BFMTV)

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"J'ai confirmé aux familles que leurs proches étaient vivants et en bonne santé, même si leurs conditions de détention sont évidemment très dures", a déclaré Laurent Fabius, dans un communiqué publié jeudi soir au Quai d'Orsay. Le ministre des Affaires étrangères a reçu les familles de quatre otages français enlevés il y a plus de deux ans, dans le nord du Niger.

"La France est déterminée"

A propos de Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Ferret, collaborateurs du groupe nucléaire public Areva et de son sous-traitant Satom enlevés le 16 septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sur le site d'extraction d'uranium d'Arlit (nord du Niger), le ministre a précisé qu'"ils sont correctement nourris et peuvent avoir accès à un médecin".

Le chef de la diplomatie française a indiqué que "la France a pu faire passer des médicaments et produits d'hygiène" aux otages. Il a ajouté que "des courriers préparés par les familles ont été transmis".

Laurent Fabius a aussi dit aux proches qu'il partageait leur "angoisse" et leur "impatience". Il a réaffirmé que "la France est déterminée à obtenir la libération des otages" et leur retour "aussi vite que possible".

Les familles des autres otages reçues le 10 janvier

Les familles des cinq autres otages français détenus en Afrique seront à leur tour reçues vendredi et le 10 janvier par le ministre.
    
"Beaucoup de ces informations sont confidentielles et n'ont donc pas à être rendues publiques. Aussi frustrant que cela puisse être, le traitement des affaires d'enlèvement exige en effet la plus grande discrétion, dans un souci d'efficacité et dans l'intérêt même des otages", a-t-il rappelé.
    
Fin décembre, la soeur de Marc Ferret, Françoise, avait déploré le manque d'informations sur des négociations en cours pour leur libération et estimé que ces salariés d'entreprises françaises "n'auraient jamais dû se retrouver otage si toutes les précautions avaient été prises".
    
Début décembre, Clément Legrand, le frère de Pierre Legrand, s'était adressé directement aux ravisseurs dans une vidéo en leur faisant part de l'incompréhension des familles devant le blocage de la situation.
    
"Je partage l'angoisse et l'impatience des familles dans ces moments si difficiles. Je leur ai dit à nouveau notre soutien, notre solidarité, notre admiration pour le courage dont elles font preuve", a déclaré Laurent Fabius.

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