Si Matignon et le président François Hollande ont volé au secours de leur ministre, plusieurs voix se sont élevées mardi pour réclamer sa démission.
"Cahuzac doit aux Français toute la vérité"
"On ne peut que demander sa démission"
De son côté, Florian Philippot, vice-président du Front national, reconnaît que Jérôme Cahuzac a "le droit à la présomption d’innocence comme n’importe quel justiciable"... tout en demandant sa démission.
"Mais en même temps, il est ministre de la République et surtout ministre du Budget" rappelle-t-il. "Ministre du Budget, c’est un poste extrêmement particulier, extrêmement exposé, qui permet d’avoir un grand nombre de prérogatives (…) par bon sens, on ne peut que demander sa démission" a-t-il conclu.
"Pas d'autres solutions" que la démission
Nadine Morano est encore plus tranchée. Selon l'ancienne ministre chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle sous le gouvernement Sarkozy, "la situation est parfaitement intenable".
"Il était temps que la justice se saisisse de ce dossier. François Hollande avait dit durant sa campagne qu’il ne s’entourerait pas de personnes qui ont eu affaire à la justice" a-t-elle lancé.
Pour l'ancienne députée UMP, "il n’y a pas d’autres solutions au regard de l’engagement de François Hollande (…) que Monsieur Cahuzac, qui a une enquête préliminaire sur sa situation, démissionne".
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