Emploi : un accord syndicat-patronnat mal en point

La présidente du Medef Laurence Parisot est "pessimiste" et le secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly, assure mardi qu'il ne "signera pas" sauf "miracle". Les discussions doivent reprendre jeudi.

S.A.
Le 08/01/2013 à 14:12
Jean-Claude mailly, secrétaire général de FO (capture d'écran BFMTV )

L'accord "historique" souhaité par François Hollande a du plomb dans l'aile. Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), a estimé mardi sur Canal + "qu'un accord des partenaires sociaux" sur la sécurisation de l'emploi relèverait du "miracle".

La feuille de route émise par le gouvernement est une "barque hyper chargée" qui "risque de couler", a-t-il poursuivi. Puis, dans Le Monde de mardi, le syndicaliste a enfoncé le clou, assurant qu'il ne "signera pas" l'accord.

"Beaucoup aimeraient bien que FO signe mais je suis quelqu'un qui sait résister aux pressions", a expliqué Jean-Claude Mailly.

"Rapprocher les points de vue, c'est très dur"

Laurence Parisot, la présidente du Medef qui tiendra un conseil exécutif extraordinaire mercredi, s'est de son côté dite "pessimiste".

Les points de désaccord entre FO, notamment, et le patronnat sont profonds. Une bataille entre renforcement de la protection des emplois et une plus grande flexibilité.

"Pour rapprocher les points de vue, c'est très, très dur", estime Jean-Claude Mailly, "le patronat voudrait supprimer l'obligation de plan de sauvegarde de l'emploi en cas d'accord de maintien dans l'emploi, ça on y est opposé".

Le gouvernement contraint de trancher

Les premières discussions entre les syndicats (CDFT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et le patronat (Medef, CGPME, UPA) avaient achoppé sur la taxation accrue des CDD afin de limiter leur nombre, en particulier dans les PME.

Une position défendue par le minsitre de l'Emploi Michel Sapin au nom du gouvernement. Pour être entériné, ce dernier ne doit pas rencontrer l'opposition de plus de deux des cinq organisations syndicales.

Les différentes parties doivent se rencontrer à nouveau jeudi 10 et vendredi 11 janvier mais, surtout, si aucun compromis n'est trouvé le gouvernement a annoncé son intention de passer outre et de présenter son propre texte.

Rappelons que la feuille de route initiale prévoyait un accord avant le 20 décembre.

Élections

Les résultats dans votre ville

La question du jour

Faut-il permettre l'ouverture de tous les magasins le dimanche?