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Elections législatives 2017

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Les élections législatives 2017

Le 11 et le 18 juin 2017, les Français sont appelés à choisir leur député dans chacune de leur 577 circonscriptions. Ces circonscriptions correspondent, en général, à une subdivision d'un département ou d'une collectivité d'Outre-Mer.

Les élections législatives 2017 : quels enjeux pour chaque partis?

Candidats et partis arrivent à ces élections législatives 2017 comme à un troisième tour de l'élection présidentielle. Et les enjeux différent pour chacun: les partisans d'une majorité présidentielle veulent conforter l'élection d'Emmanuel Macron, LR veut imposer une cohabitation à droite, le FN devenir le premier parti d'opposition, La France insoumise prendre le leadership de l'opposition à gauche et le PS éviter une déroute majeure. Dans un paysage en recomposition, ces législatives sont un moment clé pour les partis pour les cinq prochaines années.

En Marche: une majorité confortable pour Emmanuel Macron

Large vainqueur de la présidentielle, Emmanuel Macron doit encore franchir un obstacle majeur lors de ce scrutin des législatives: obtenir avec son jeune mouvement En Marche! la majorité absolue à l'Assemblée - 289 députés sur 577 - pour lui donner les outils pour mener ses réformes.

En Marche! veut incarner le renouvellement mais ses candidats, pour moitié issus de la société civile, devront batailler face à des adversaires souvent bien implantés localement.

Le mouvement a investi environ 530 candidats et la liste ne comprend qu'une petite minorité de députés sortants, en majorité des ex-PS. Après le ralliement de François Bayrou, le MoDem est largement représenté dans la liste des investitures, même si ses candidats se sont inscrits en préfecture sous leur propre étiquette.

Une absence de majorité absolue compliquerait la tâche du président: il devrait bâtir une coalition avec des élus de droite et de gauche, contre les consignes officielles des partis d'origine.

LR: objectif cohabitation

Menacée d'explosion après les ralliements à Emmanuel Macron et la nomination d'Edouard Philippe (ex-LR) à Matignon, la droite veut faire des législatives un troisième tour de la présidentielle, voire imposer une cohabitation au nouveau président.

Objectif ambitieux, car Les Républicains et leurs alliés de l'UDI ne semblent pas en capacité d'obtenir la majorité et devraient se borner à faire élire un maximum de députés pour peser sur le quinquennat. LR tentera de retenir les électeurs qui seraient tentés de voter En Marche!

Une cinquantaine de députés LR ne se représentent pas. Le pari de la droite est que son électorat traditionnel (20% pour François Fillon le 23 avril) se mobilisera pour prendre sa revanche lors des élections législatives. Le risque, c'est de voir une partie de ses élus rejoindre En Marche! au lendemain des élections.

La France insoumise: leader de l'opposition à gauche?

Nouveau défi pour Jean-Luc Mélenchon. Battu en 2012 dans le Pas-de-Calais, où il était allé défier Marine Le Pen, il tente de se faire élire lors de ces législatives à Marseille dans la circonscription détenue par le socialiste Patrick Mennucci.

Fort de ses sept millions de voix au premier tour de la présidentielle (19,6%), le leader de La France insoumise veut s'imposer comme le premier opposant à Emmanuel Macron. LFI présente des candidats dans quelque 500 circonscriptions. Objectif de repli: envoyer suffisamment de députés à l'Assemblée (15 au minimum) pour constituer un groupe parlementaire.

Front national: envol ou désillusion?

Fragilisé après le score moins bon qu'espéré de Marine Le Pen à la présidentielle (33,9%), le Front national veut compter sur ses 10,7 millions d'électeurs et se présenter comme le principal opposant au chef de l'Etat, lors de ces législatives.

Le FN espère l'emporter au moins dans les 45 circonscriptions où Marine Le Pen a franchi les 50% le 7 mai. La bataille s'annonce difficile: le retrait de Marion Maréchal-Le Pen fragilise le parti dans son fief du Vaucluse et dans le Gard, la désignation de la torera Marie Sara par la République en Marche complique la tâche de son autre député, Gilbert Collard.

Parti socialiste: une déroute inévitable?

Après un score historiquement bas au premier tour de la présidentielle (6,3% pour Benoît Hamon), l'enjeu est considérable pour le Parti socialiste lors du rendez-vous des élections législatives. Une partie de ses électeurs l'a quitté pour Emmanuel Macron, une autre s'est tournée vers La France insoumise. De nombreux députés socialistes sortants ne se représentent pas et une vingtaine figurent sur la liste d'En Marche!.

L'alternative est simple: soit le PS résiste, soit il subit une nouvelle défaite avec seulement quelques dizaines d'élus - à l'image de la débâcle de 1993 (57 députés socialistes et alliés). Il devient alors une formation résiduelle et s'enfonce dans la crise.