Ecoutes: le prête-nom de Sarkozy, un certain Paul Bismuth

Pour échapper aux oreilles baladeuses de la justice, l'ancien chef de l'Etat aurait utilisé un téléphone portable acheté sous le nom d'emprunt de Paul Bismuth... en fait un ancien camarade de classe de Maître Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy. Le vrai Paul Bismuth envisage de porter plainte.

L. B.
Le 11/03/2014 à 19:40
Mis à jour le 12/03/2014 à 8:25
L'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, à l'Elysée le 8 novembre 2007 (Photo d'illustration) (Bertrand Guay - AFP )

Depuis la semaine dernière, les ennuis s'accumulent pour Nicolas Sarkozy. Après le lever de rideau sur des enregistrements de Patrick Buisson dans son édition du 5 mars, Le Canard Enchaîné à paraître ce mercredi pourrait bien provoquer de nouvelles vagues. Tandis que le journal révèle que la Garde des Sceaux Christiane Taubira et le ministre de l'Intérieur avaient bien connaissance des écoutes visant l'ancien président Nicolas Sarkozy, il raconte aussi comment ce dernier communiquait avec son avocat.

L'ancien chef de l'Etat aurait ainsi utilisé un téléphone portable acheté sous le nom d'emprunt de Paul Bismuth. Or, selon l'hebdomadaire, le vrai Paul Bismuth, furieux d'apprendre la nouvelle, envisagerait de déposer plainte. En suivant cette démarche dans ses conversations téléphoniques avec son avocat, Thierry Herzog, l'ancien chef de l'Etat espérait déjouer toute tentative d'"écoute sauvage".

Qui est le vrai Paul Bismuth?

Selon Le Canard Enchaîné daté du 12 mars, Paul Bismuth serait en réalité un ancien camarade de lycée de l'avocat de Nicolas Sarkozy, à l'origine de la démarche. Il travaillerait dans le secteur de l'immobilier et habiterait désormais en Israël. N'ayant pas eu vent de l'affaire auparavant, il indique au Canard Enchaîné qu'il trouve le procédé "plutôt cavalier" et qu'il envisage de "porter plainte" pour "usurpation d'identité.

L'ex-chef de l'État Nicolas Sarkozy, dont Le Monde a révélé vendredi dernier qu'il avait été placé sur écoute dans l'enquête sur les accusations de financement de sa campagne de 2007 par la Libye de Kadhafi, se retrouve désormais en première ligne dans un dossier de trafic d'influence.

Les conversations entre l'ancien président et son avocat attesteraient que Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de cassation, affecté à une chambre civile, les renseignerait sur l'évolution de la procédure concernant l'affaire Bettencourt.

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