Les députés de l’opposition scandent la Marseillaise en pleine séance

Les députés de l’opposition ont ainsi protesté énergiquement contre une suspension de séance, jugée abusive. Le vote portait sur un article du projet de loi modifiant les modes de scrutin locaux.

Emmanuel Bringuier avec AFP
Le 19/02/2013 à 20:44
Mis à jour le 19/02/2013 à 22:31
Le climat s'est tendue à l'Assemblée nationale lors d'un débat sur les scrutins locaux. (AFP)

MISE A JOUR 22h30 : le texte a finalement été adopté dans la soirée.

Les députés UMP ont déclenché mardi une bronca, allant jusque chanter la Marseillaise, pour protester contre une suspension de séance destinée à éviter aux socialistes d'être mis en minorité sur l'article 1 de la loi instaurant un scrutin binominal mixte dans les départements.
    
Alors qu'un vote avait été annoncé sur des amendements de l'opposition de suppression de cet article 1, remplaçant le conseiller général par un conseiller départemental, la présidente de séance Laurence Dumont a suspendu la séance.
    
Il s'agissait pour le groupe socialiste de battre le rappel de ses troupes, alors que les bancs de l'Assemblée étaient remplis majoritairement de députés de l'opposition.

"Ils sont où les socialistes!"

"Ils sont où, ils sont où les socialistes!", "on veut voter! on veut voter!", ont alors scandé les élus UMP dans l'hémicycle.

Le chef de file des députés UMP Christian Jacob a dénoncé un "tripatouillage" et déploré que "les socialistes soient incapables de se mobiliser" sur ce projet de loi.

"Il n'est pas normal d'interrompre une séance pour convenance personnelle, c'est-à-dire pour pouvoir faire le rappel de ses parlementaires", a lancé M. Jacob dans l'hémicycle.

François Sauvadet a dénoncé pour sa part un "déni de démocratie".

"Déni de démocratie"

Christian Jacob et Laurence Dumont se sont renvoyé mutuellement des déclarations du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, après un incident analogue le 6 novembre dernier, qu'ils ont interprété différemment.

Selon M. Jacob, la séance ne peut plus être suspendue quand le vote a été annoncé, plusieurs minutes à l'avance, tandis que pour Mme Dumont, la suspension est possible jusqu'à ce que le vote lui-même commence.
    
Les députés UMP ont alors entonné la Marseillaise, obligeant Mme Dumont à une nouvelle suspension de séance. Finalement, le vote a été repoussé à 21h30.

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