Crise à l'UMP : polémique autour de l'intervention de Nicolas Sarkozy

L'intervention de Nicolas Sarkozy, membre du Conseil constitutionnel, dans la crise de son ancien parti, ne plaît pas à tout le monde.

Magali Rangin avec AFP
Le 28/11/2012 à 17:03
Mis à jour le 28/11/2012 à 18:24
Najat Vallaud Belkacem, répondant aux questions des journalistes le 28 novembre 2012. (capture d'écran, elysee.fr)

UMP : Chartier tient à "rassurer" Copé


Crise à l'UMP : "affligeant" pour Najat Vallaud-Belkacem


Intervenir ou pas, telle est la question. Tenté de jouer un rôle pour calmer la zizanie qui déchire l'UMP depuis maintenant dix jours, Nicolas Sarkozy a limité son intervention publique à un déjeuner lundi avec François Fillon. Mais l'ancien président de la République a tout de même fait entendre sa voix, murmurant à l'oreille des uns et des autres. "Le dialogue n'est pas rompu grâce à Sarkozy", indiquait ainsi mercredi le pro-Fillon Jérôme Chartier.

>> Suivez en direct le dixième jour de crise à l'UMP

"Nicolas Sarkozy n'est pas un citoyen normal"

Problème : en tant que Sage siègeant au Conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy est tenu de rester à l'écart de la vie politique. Même si, en tant qu'ancien président de la République, il bénéficie d'un statut un peu à part.

>> A LIRE AUSSI : Le Sage Nicolas Sarkozy peut-il intervenir dans la crise UMP ?

C'est du moins ce qui indigne Laurence Rossignol. La sénatrice PS considère qu'un Sage de la rue de Montpensier ne peut pas être impliqué dans les affaires politiques partisanes. Mardi, elle a donc demandé à Nicolas Sarkozy de renoncer à ses fonctions au Conseil constitutionnel.

"Il me paraît sain pour la démocratie que Nicolas Sarkozy renonce à ses fonctions de membre du Conseil Constitutionnel", a ainsi écrit Laurence Rossignol dans un communiqué. "Nicolas Sarkozy n'est pas un citoyen normal : il siège au Conseil Constitutionnel et partage avec les autres Sages le devoir de veiller à la légalité des décisions de la souveraineté nationale et à celle de l'élection des parlementaires", estime la sénatrice de l'Oise.

"Très impliqué dans les affaires politiques partisanes"

"Le déjeuner qui a réuni François Fillon et Nicolas Sarkozy a révélé que l'ancien Président de la République est toujours très impliqué dans les affaires politiques partisanes", affirme Laurence Rossignol.

Interrogée ce mercredi sur le sujet, Najat Vallaud-Belkacem a pour sa part estimé que "les règles du Conseil constitutionnel sont suffisamment claires : il est demandé à chacun de ses membres de faire preuve d’indépendance politique". Pour la porte-parole du gouvernement, cependant, dans la mesure où il n’y a pas eu d’intervention publique, "il est difficile de conclure plus avant".

"Membre du Conseil constitutionnel, cela signifie être au service des Français sans option politique marquée, et donc dans une certaine indépendance" a-t-elle conclu.

Résultats élections européennes 2014
La question du jour

Série de crashs aériens: avez-vous plus peur de l'avion?