Corruption : le sénateur-maire PS Philippe Kaltenbach entendu

Philippe Kaltenbach a expliqué avoir été auditionné pendant six heures par les deux magistrats instructeurs "sans faire l'objet d'aucune mise en examen".

D. N. avec AFP
Le 15/02/2013 à 23:47
Le sénateur-maire (PS) de Clamart Philippe Kaltenbach est soupçonné de corruption dans le cadre de l'attribution d'un logement social. (Landfried - flickr - CC)

Le maire PS de Clamart visé par une enquête pour corruption


Soupçonné de corruption dans le cadre de l'attribution d'un logement social, le sénateur-maire (PS) de Clamart Philippe Kaltenbach a annoncé avoir été entendu vendredi comme témoin assisté par les juges d'instruction en charge du dossier.

Le statut de "témoin assisté" est une situation intermédiaire créée pour éviter l'opprobre de l'ancienne inculpation, devenue mise en examen, mais il suppose tout de même que l'intéressé soit visé par les poursuites.

Deux vidéos compromettantes

Dans cette affaire, une enquête préliminaire avait d'abord été ouverte au printemps 2011 à la suite d'un signalement de Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson, commune voisine de Clamart, connu pour entretenir des relations conflictuelles avec Philippe Kaltenbach.
    
En janvier 2012, deux vidéos, réalisées à l'insu de l'édile socialiste, par un de ses anciens adjoints avaient été mise en ligne. Dans une scène, on voit Philippe Kaltenbach recevoir, dans son bureau, 1.000 euros d'argent liquide de l'ex-adjoint.
    
Pendant la remise de fonds, Philippe Kaltenbach et son interlocuteur discutent de ce qui semble être l'attribution d'un logement à un tiers, sans que rien ne permette formellement d'établir un lien entre cet échange d'argent liquide et cette conversation.

"Une machination" selon l'intéressé

Philippe Kaltenbach, qui toujours nié toute corruption, avait affirmé qu'il s'agissait là d'un remboursement de prêt consenti à son ancien adjoint, qui traversait alors des difficultés financières.
    
Dans un communiqué publié vendredi, le sénateur-maire de Clamart s'est de nouveau dit "victime d'une machination orchestrée par (ses) opposants politiques". Selon lui, les vidéos concernées n'ont pas pu être authentifiées par la police.
    
"Il s'agit d'une grossière manipulation judiciaro-politique", a renchéri son avocat, Me Dominique Tricaud, contacté par l'AFP, soulignant qu'"aucun acte de corruption n'avait été décelé à Clamart".

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