Copé et Fillion pas encore fixés sur leur "traité de paix"

Jean-François Copé et François Fillon se sont retrouvés mardi dans le bureau du second à l'Assemblée nationale pour discuter de l'avenir de leur parti et de la mise en place d'une direction collégiale... les discussions sont encore en cours.

V. G. avec AFP
Le 08/01/2013 à 12:05
Mis à jour le 08/01/2013 à 14:41
Copé et Fillion n'ont pas encore finalisé leur "traité de paix" (Miguel Medina - AFP)

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Jean-François Copé et François Fillon se sont retrouvés mardi en fin de matinée dans le bureau du second à l'Assemblée nationale pour discuter de l'avenir de leur parti. Leur priorité : la mise en place d'une direction collégiale.

La rencontre entre les deux hommes a duré trois quarts d'heure. "La finalisation des équipes dirigeantes est en cours, il y a une volonté d'aller vite des deux côtés", a souligné le camp de l'ancien Premier ministre, précisant que cette concertation allait "se poursuivre dans les prochains jours".

Ce pacte prévoyait aussi l'ébauche d'une direction collégiale avec deux copéistes, Luc Chatel comme vice-président délégué et Michèle Tabarot comme secrétaire générale, et deux fillonistes, Laurent Wauquiez en tant que vice-président et Valérie Pécresse comme secrétaire générale déléguée.

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Le "traité de paix" pas encore vraiment signé

Par ailleurs, le poste très sensible de trésorier est dévolu à la députée copéiste de la Marne Catherine Vautrin, depuis le départ du filloniste Dominique Dord qui avait démissionné fin novembre en dénonçant l'utilisation des moyens du parti par Jean-François Copé durant la campagne.

Reste à pourvoir l'ensemble des autres postes du parti et notamment ceux, stratégiques, de la commission d'investiture, de la commission des statuts et du bureau politique. Le tout selon un dosage associant tenants des deux camps, non-alignés et représentants des différentes motions en lice lors de l'élection du 18 novembre.

Reste que les deux camps ne semblent pas interpréter de la même manière l'accord. Forts de leur élection aux côtés de Jean-François Copé, Luc Chatel et Michèle Tabarot estiment avoir "une prééminence et une légitimité supérieure" aux adjoints de François Fillon. Les fillonistes ne l'entendent évidemment pas de cette oreille.

Guerre froide ?

"Je pense que ces querelles s'effacent au niveau des leaders, mais pas au niveau des lieutenants", a commenté mardi matin l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin sur BFMTV-RMC.

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De son côté, l'ancienne ministre et députée de l'Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet a assuré sur France Info n'être "pas demandeuse" d'un poste à la direction transitoire, préférant se concentrer sur la réforme des statuts, pour éviter que ne se répète le pataquès de la dernière élection interne.

Après un mois de guerre des chefs, Jean-François Copé et François Fillion avaient établi le 17 décembre un accord prévoyant notamment un nouveau vote des militants pour la direction du mouvement, en septembre. D'ici là, Jean-François Copé conserve la présidence du parti.

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