Copé fustige "l'opposition en pantoufles" et vise Fillon

Devant ses partisans, le député-maire de Meaux a répondu aux piques lancées par François Fillon, en demandant du respect.

E.B. avec AFP
Le 14/11/2012 à 6:27
Mis à jour le 14/11/2012 à 6:40
Jean-François Copé (AFP)

Copé-Fillon : le sprint final a commencé


Fillon oppose "stratégie de rassemblement" et "stratégie de division"


Jean-François ne veut pas s’en laisser conter. Le secrétaire général de l'UMP a répondu mardi soir aux piques lancées par François Fillon en demandant à son "inénervable" rival pour la présidence de l'UMP de "s'énerver exclusivement contre la gauche".

"Ces derniers jours, on m'a beaucoup attaqué... et même hélas injurié. Je ne répondrai pas à la polémique. Mais je demande qu'on respecte ma personne, mes convictions, mes combats pour la France", a-t-il lancé. Une allusion à l'évocation le matin même par François Fillon des "origines" de Jean-François Copé pour expliquer son refus d'une alliance avec le FN.

Lui-même n'en a pas moins attaqué la ligne de la "tiédeur", d'une "opposition en pantoufles", "plus tranquille", "moins mordante", qui dit que "la droite ne saurait s'abaisser à descendre dans la rue". Dans cette élection, François Fillon a axé sa campagne sur la ligne du rassemblement.

"La gauche, notre seul adversaire"

A cinq jours du scrutin et alors que son duel avec François Fillon se tend en fin de partie, le député-maire de Meaux a bouclé la boucle en organisant son avant-dernier gros meeting dans la ville même où il avait organisé l'un de ses premiers rassemblements, le 1er août.

"En face, ils se disaient inénervables", a-t-il raillé en reprenant l'expression utilisée par François Fillon pour se décrire. "Eh bien, je leur demande du fond du cœur, s'ils doivent choisir de s'énerver, que cela soit exclusivement contre la gauche", notre "seul adversaire".

"Buzz médiatique", "droitisation", "virages à droite", Jean-François Copé a repris, ironique, les flèches décochées par son rival en prenant à témoin la salle, qui scandait "Copé président".

"Une élection qui se gagnera sur les tripes"

"Maintenant, c'est à vous de choisir. Si vous préférez un président de l'UMP qui viendrait à la télévision une fois tous les six mois 2 minutes 12" avec des mots "tellement ampoulés", "alors ne votez pas pour moi !". "Moi ce sera tous les jours un sujet, un verbe, un complément et on comprendra où on veut venir", a poursuivi Jean-François Copé, citant à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy, auquel il a "fait le serment de rester fidèle".

Avec un discours visant à "plaire à tout le monde", a-t-il poursuivi, pas étonnant pour François Fillon de "recueillir le soutien de François Bayrou, celui qui a appelé à faire battre Nicolas Sarkozy...". "Celui-là, je le leur laisse".

Avant lui, à la tribune, Luc Chatel a vanté un Jean-François Copé qui a "du Sarkozy en lui". Cette élection va "se gagner sur les tripes, sur celui qui a le plus envie et celui qui a le plus envie, c'est Jean-François Copé", a lancé l'ex-ministre de l'Education.

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