Conférence sociale : Hollande veut allier "compétitivité et "justice"

A la veille de la grande conférence sociale, François Hollande s'est dit dimanche confiant dans son succès pour trouver un bon équilibre entre "justice sociale" et "compétitivité".

Thomas de Rochechouart
Le 08/07/2012 à 20:30
Mis à jour le 08/07/2012 à 20:36

"Les partenaires ont conscience de la période que nous vivons et donc veulent construire la réussite que je leur propose", a assuré le chef de l'Etat devant des journalistes à Reims, où il venait de célébrer les 50 ans de la réconciliation franco-allemande avec la chancelière Angela Merkel. Réussir, selon lui, "ça supposera que nous fassions des choix qui devront être justes, efficaces et permettant de trouver le bon équilibre entre efficacité, compétitivité et la solidarité et la justice sociale". Le chef l'Etat, qui par un discours très attendu donnera lundi le coup d'envoi de la conférence qui réunit autour du gouvernement syndicats et patronat, refuse les promesses hâtives: "tous les problèmes de la France ne seront pas réglés" à cette conférence. Mais, dit-il, "c'est là que vont s'engager des discussions" qui déboucheront au cours des prochains mois "sur des lois ou des compromis".

Parisot propose de "pacifier" les licenciements

Mettre au cœur des débats la compétitivité des entreprises va droit au cœur de la présidente du Medef, Laurence Parisot qui dénonçait dimanche "la dégradation alarmante de la compétitivité française depuis douze ans". Elle souhaite que "toutes les politiques à venir aient un fil rouge : celui de la compétitivité" des entreprises" et que "toutes les réflexions de toutes les tables rondes" de la conférence "partent de ce constat". Laurence Parisot s'est montrée alarmiste prévoyant un très grand nombre de dépôts de bilan à la rentrée dans les entreprises françaises, notamment dans les PME. Alors qu'une avalanche de plans sociaux s'abat déjà sur les salariés de groupes français - Air France, PSA, Doux, Sanofi - Laurence Parisot propose de "pacifier" les licenciements. Elle suggère d'"étendre la philosophie du refus du conflit, celle de la rupture conventionnelle" qui permet à un patron et un salarié de se séparer à l'amiable. De son côté, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a avancé deux propositions en faveur de l'emploi: d'une part des "mesures d'urgence" comme les "contrats aidés" et de l'autre "la négociation" avec le patronat en vue de "créer des outils pour anticiper les restructurations".

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