CAFÉ POLITIQUE - Le Pen (père) veut que Hollande mette un terme à son mandat

Chaque matin, BFMTV.com sélectionne pour vous le meilleur de l'information politique. Au menu aujourd'hui : les conseils du gourou du FN à Hollande, les ministres inutiles du gouvernement, le point godwin de Philippot.

Tristan Berteloot
Le 08/01/2013 à 8:56
Mis à jour le 08/01/2013 à 10:11
"Je ne suis pas superstitieux, mais je crois que la situation de la France est catastrophique." (AFP)

Les "sages" conseils de Jean-Marie Le Pen à François Hollande

"Catastrophique". C'est ainsi que le président d'honneur du Front national Jean-Marie Le Pen juge la politique de François Hollande depuis son élection il y a sept mois à la tête de l'État. Au point que celui qui se considère au sein du parti d'extrême-droite comme un "gourou", un "sage", envisage ni plus ni moins que l'interruption du mandat du président de la République. 

"Je ne suis pas superstitieux, mais je crois que la situation de la France est catastrophique. Cela peut acculer le président de la République à interrompre son mandat", a dit Jean-Marie Le Pen sur Europe 1. "Si dans la descente qui témoigne de la perte de confiance dans le président de la république continue, François Hollande ne pourra pas faire autrement que de dissoudre l'Assemblée nationale ou donner un terme à son mandat", a-t-il expliqué.

"Ça prouverait qu'il est original".

Ce "torchon" qu'est Minute

Interrogé sur la une Minute, en particulier sur son dossier sur "le lobby gay" qui "s'introduit partout", même au sommet du FN, selon l'hebdomadaire d'extrême-droite, Jean-Marie Le Pen a répondu : "On ne peut pas nous accuser d'être homophobe et sous l'influence du lobby gay". "Il y a des gays au Front national et on ne leur fait pas la chasse, mais nous ne leur faisons pas non plus une promotion exceptionnelle", a-t-il expliqué.

Interrogé sur ce même dossier dans une interview au Républicain Lorrain, l'"homme qui monte" au Front national Florian Philippot a lui aussi vivement réagi, parlant de "l'hebdomadaire politiquement incorrect" comme du "degré zéro de la politique".

"Ce sont des analyses dignes des complotistes d'extrême droite de l'entre-deux-guerres. Vous savez, pendant l'entre-deux-guerres, on ne disait pas gay, on disait juif, mais c'est du même niveau", fustige notamment le vice-président du Front national, cité par Le Lab d'Europe 1, qui rappelle que Marine Le Pen, elle, avait parlé pour le même Minute, pourtant traditionnellement soutient du Front national, de "torchon".

Longue vie au "Ayrault blues club"

Ils sont dix, "insultés" par Marianne les ministre invités à dîner par Matignon pour mieux prouver à l'hebdomadaire, qui les considère comme "inutiles" qu'il se trompe. "C'est la naissance du Ayrault Blues Club", raille le conseiller d'un ministre non concerné, dans un confidentiel de Libération, pour mieux moquer Sylvie Pinel (commerce et artisanat), Guillaume Garot (agroalimentaire), François Lamy (Ville), Pascal Canfin (Développement durable), KAder Arif (Anciens combattants), Michèle Delaunay (Personnes âgées), George-Pau Langevin (Réussite éducative), Thierry Repentin (Formation professionnelle), Hélène Conway (Français de l'étranger) et Yamina Benguigui (Francophonie).

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