La BPI sur la voie Royal

Le premier conseil d’administration de la Banque publique d’investissement s'est tenu ce jeudi 21 février, à Dijon. Mais c’est bien Ségolène Royal qui a monopolisé l’attention, ce qui n’est pas du goût de certains.

Yann Duvert
Le 21/02/2013 à 16:17
Mis à jour le 21/02/2013 à 16:50
Ségolène Royal va devenir vice-présidente de la BPI (AFP/Alain Jocard)

La sortie de Jean-Pierre Jouyet annonçant, le 19 février,  la prochaine nomination de Ségolène Royal à la vice-présidence de la BPI, a eu le mérite de braquer les projecteurs sur cette nouvelle structure destinée à aider financièrement les PME.

Un peu trop, d’ailleurs, au goût de certains. Alain Rousset, président PS de l’Association des régions de France (ARF) et Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d’Ile-de France, étaient d’ailleurs réfractaires à tout commentaire sur le sujet, dans le train qui les emmenaient vers le premier conseil d’administration de la BPI, ce jeudi 21 Février à Dijon.

La BPI, une étape vers de plus hautes fonctions?

Un trajet qui a donné lieu à une scène plutôt cocasse. Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg, respectivement ministres de l’Economie et du Redressement productif, se sont ainsi cordialement évités. Le premier voyageant en compagnie de Jean-Pierre Jouyet, le président de la BPI, le second dans le wagon d'à côté, seul. Ségolène Royal, elle, est restée à quai, après avoir manqué son train, malgré les efforts de son équipe pour retarder le départ.

Ce qui lui a valu un trait d’humour, lorsqu’elle a déclaré "j’ai fait exprès de ne pas voyager avec le ministre des Finances pour lever toute ambiguïté". Mais durant le voyage qui la menait vers Dijon, l’ex-candidate à la présidentielle s’est montrée beaucoup plus sérieuse.

Selon des témoins présents, elle n’aurait, en effet, pas abandonné l’idée de briguer un ministère dans un avenir proche. Et la vice-présidence de la BPI ne serait ainsi qu’une étape vers de plus hautes fonctions.

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