Bayrou : le choix Hollande rompt l’alliance centre-droite

En annonçant qu’il votera pour François Hollande dimanche, François Bayrou rompt avec des décennies d’alliance entre le centre et la droite. Depuis 2002, il avait fait de l’UDF puis du MoDem des partis revendiquant leur indépendance à l’égard de l’UMP.

Nicolas de Labareyre
Le 04/05/2012 à 7:18
Mis à jour le 04/05/2012 à 11:45

Le centre-droit humaniste et pro-européen : c’est de cette famille politique que vient François Bayrou. Un courant traditionnellement allié au RPR. Dans les années 90, il est ministre de l’Education nationale sous les gouvernements Balladur et Juppé.

Devenu président de l’UDF, François Bayrou se démarque. Lors de l’élection présidentielle de 2002, à laquelle il est candidat, il renvoie déjà droite et gauche dos à dos.

Invité à un meeting de l’UMP, le candidat revendique son indépendance, quitte à essuyer les sifflets de la salle : "si nous pensons tous la même chose, c’est que nous ne pensons plus rien" s’exprime-t-il le 23 février 2002 devant les partisans UMP.

Sous Jacques Chirac comme sous Nicolas Sarkozy, François Bayrou dénonce régulièrement la politique menée. En 2007, il n’avait pas donné de consigne de vote.

En annonçant qu’il choisira le candidat socialiste dimanche, celui qui fut l’héritier du parti de Valéry Giscard d’Estaing vient de franchir une étape impensable il y a quelques années encore.

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