Ayrault: la PMA examinée "avant la fin de l'année"

Le Premier ministre a promis qu'il y aurait bien un projet de loi sur la famille incluant la procréation médicalement assistée (PMA), examiné "avant la fin de l'année", mais après l'avis du Conseil d'éthique.

C.P. avec AFP
Le 04/02/2013 à 9:25
Mis à jour le 04/02/2013 à 12:50

Cafouillage gouvernemental autour de la PMA - 03/02


Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a assuré lundi qu'il y aurait bien un projet de loi sur la famille incluant la procréation médicalement assistée (PMA), examiné "avant la fin de l'année", mais après l'avis du Conseil d'éthique rendu à l'automne.

Il a aussi exhorté à une approche "raisonnée, sérieuse" de cette question.

Alors que le calendrier de cette mesure divise en France - l'opposition dit non, certains au PS et chez ses alliés la veulent très vite -, le chef du gouvernement a déclaré, en marge d'une visite à Phnom Penh : "il y aura bien, avant la fin de l'année, un projet de loi famille qui comprendra aussi des dispositions sur la PMA, une fois que le Conseil consultatif national d'éthique se sera prononcé", ce qu'il devrait faire à l'automne.

>> Lire aussi - Mariage homo et PMA : week-end agité à l'Assemblée

"Une approche raisonnée"

"Il n'y a pas besoin d'avoir une approche passionnée de cette question" a-t-il poursuivi depuis le jardin de l'ambassade de France au Cambodge.

"Il faut avoir une approche raisonnée, sérieuse, aller au fond des choses et c'est ce que le gouvernement souhaite faire, en confiance avec le parlement, mais aussi après que le CCNE aura pu aborder cette question au fond".

>> Lire aussi : Cafouillage gouvernemental autour de la PMA

Un texte à part repoussé

Certains politiques français - notamment des socialistes et les alliés verts du gouvernement - souhaitaient que l'ouverture aux couples de lesbiennes de la PMA (aujourd'hui réservée aux couples hétérosexuels qui ne peuvent avoir d'enfant pour raison médicale) figure dans le projet de loi ouvrant le mariage aux homosexuels, en cours d'examen au Parlement.

Puis avait été évoqué un texte différent promis par le gouvernement pour la fin mars. Repousser la PMA à l'automne alarme les partisans de l'autorisation de cette technique, qui craignent son abandon, tandis que l'UMP se réjouit de ce qu'il perçoit comme des atermoiements significatifs de divergences à gauche.

Dimanche, des déclarations de Matignon jugeant important d'attendre l'avis du CCNE avant de légiférer sur la PMA avaient jeté le trouble jusqu'au sein même du gouvernement, obligeant le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, à clarifier la situation devant les députés.

Élections

Les résultats dans votre ville

La question du jour

Faut-il permettre l'ouverture de tous les magasins le dimanche?