Ayrault : "La France devait intervenir sans attendre"

Devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre a réaffirmé mercredi les objectifs de la France au Mali et le bien-fondé de son intervention.

M . T.
Le 16/01/2013 à 15:14
Mis à jour le 16/01/2013 à 17:10

Une justification devant l'Assemblée. Mercredi, Jean-Marc Ayrault est monté à la tribune de l'hémicycle pour rappeler les raisons d'une intervention française "rapide" au Mali.

"L'assaut des groupes terroristes a provoqué une atteinte inacceptable à la souveraineté du territoire malien", a-t-il déclaré. "C'était toute une région dont la stabilité était mise en danger. La prise de Konna a achevé de nous convaincre qu'il s'agissait d'une agression caractérisée et que les forces maliennes ne pouvaient pas y résister seule."

Jean-Marc Ayrault a également pointé une "menace pour l'Europe et pour la France."

Renforts "à la fin de la semaine"

Il a ensuite rappelé les "trois objectifs" de la France au Mali, déjà énoncés par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et le président François Hollande : "Arrêter les terroristes", "permettre à l'Etat malien de recouvrer son intégrité" et "favoriser l'application des résolutions internationales à travers le développement des forces africaines".

Car pour lui, la "priorité" reste de "développer le déploiement de l'autorité africaine" pour "permettre aux pays africains d'assurer seuls la sécurité de leurs pays".

Sur ce point, Jean-Marc Ayrault a promis que "les premières troupes africaines devraient arriver en renfort dès la fin de la semaine" pour soutenir, et à terme relayer, les forces françaises sur place.

Prochain objectif : la situation humanitaire

Le Premier ministre a en outre confirmé la tenue d'une réunion européenne des ministres des Affaires étrangères jeudi, notamment pour examiner les réponses à apporter à la situation humanitaire au Mali et dans les pays voisins.

Et de poser les premières pierres de la sortie de guerre : "Il n'y aura pas de stabilisation du Mali sans perspective d'avenir pour sa population", a-t-il avancé.

"Une fois la feuille de route de la transition adoptée, la France reprendra son aide bilatérale", a-t-il promis. Il a appelé l'Union européenne a en faire autant et à reverser son aide humanitaire au Mali une fois le conflit terminé. Le montant de elle-ci se chiffrait pour 2012 à 58 millions d'euros, notent Les Echos.

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