Ayrault à l'Assemblée appelle à "l'effort national" mais "refuse l'austérité"

Jean-Marc Ayrault a tenu ce mardi son premier discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Face à "une crise sans précédent", le Premier ministre a assuré qu'il n'était "pas trop tard pour agir et réussir".

Valérie Béranger
Le 03/07/2012 à 16:46
Mis à jour le 03/07/2012 à 20:07

Jean-Marc Ayrault a tenu un discours de plus d'une heure, ce mardi, à l'Assemblée nationale, évoquant les emplois dans la fonction publique, les impôts, les objectifs de croissance ou encore l'équilibre budgétaire.

Retour à l'équilibre en 2017

Le Premier ministre a dans un premier temps évoqué la dette dont "le poids est devenu écrasant". Il a immédiatement ajouté n'être "pas venu lancer un débat sur l'héritage". Il a ensuite exhorté le "peuple" français à "une mobilisation" face à "une crise sans précédent" qui "menace notre modèle social et républicain". Se voulant néanmoins rassurant il a déclaré qu'il n'était "pas trop tard pour agir et réussir". "Je revendique le sérieux et la responsabilité budgétaires" a-t-il dit, avant de tempérer par : "Mais je refuse l'austérité".

Le premier ministre a confirmé l'objectif d'un retour à l'équilibre en 2017.

"je ne suis pas l'ennemi de l'argent"

Au sujet de la fiscalité et de l'effort demandé à tous pour surmonter la crise, Jean-Marc Ayrault a affirmé ne pas être "l'ennemi de l'argent". Il a précisé en creux sa vision du patriotisme : " ce n'est pas fuir la France pour les paradis fiscaux et laisser à ceux qui restent le poids de l'effort". Il a confirmé la réforme fiscale annoncée, promettant que "les classes populaires et les classes moyennes seront épargnées".

Discours de la méthode

Concernant la fonction publique, le Premier ministre s'est voulu rassurant : "Les effectifs de l'Etat connaîtront une stabilité globale, alors que le précédent gouvernement les détruisait massivement".

Dans son discours, Jean-Marc Ayrault      entend également marquer sa différence : "Je souhaite que la culture de l'accord, celle qui implique des contreparties, du donnant-donnant, s'impose peu à peu dans le dialogue et la démocratie sociale". "Il est fini le temps des sommets spectacles" avec "la décision d'un seul". "Tout sera mis sur la table", a-t-il ajouté.

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