Alain Vidalies confirme le "oui" à la PMA et le "non" à la GPA

La PMA et la GPA se sont invitées depuis quelques mois déjà dans les débats sur le "mariage pour tous". Ces deux questions ont provoqué des échanges particulièrement vifs ce mardi à l'Assemblée nationale.

David Namias
Le 05/02/2013 à 17:27

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Fustigeant une "cacophonie extraordinaire" de la part du gouvernement, le député UMP Jean-Christophe Fromentin a sommé, mardi à l'Assemblée, le gouvernement de clarifier "pour la sérénité des débats" à l'Assemblée nationale, la position officielle de l'exécutif sur les questions de la gestation pour autrui et de la procréation médicalement assistée. Des questions qui se sont invitées dans les débats menés à l'occasion de l'examen du projet de loi du "mariage pour tous".

"Le gouvernement et le président de la République souhaitent-ils, quel que soit l'avis du Comité national d'éthique, l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et, au nom du principe d'égalité que vous évoquez sans arrêt, la légalisation de la GPA ?", a donc demandé le député, après s'être livré à une longue diatribe.

Un ministre droit dans ses bottes

C'est Alain Vidalies, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, qui lui a répondu. Le ministre a tenu, en préambule, à distinguer la PMA et la GPA. "Sur la GPA, le gouvernement y est hostile, il ne propose rien sur la GPA, ni dans ce texte, ni dans aucun autre texte à venir", a répondu le ministre, faisant référence à une loi prochaine loi sur la famille dont le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait dit qu'elle serait examinée avant la fin de l'année.

Cette même future loi sur la Famille comprendra en revanche un volet PMA. "Sur la question de la PMA, j'ai dit au nom du Premier ministre, que le gouvernement traitera de cette question dans une loi sur la Famille qui viendra à la fin de l'année après qu'on ait eu connaissance de l'avis du conseil national d'éthique".

Sur la question d'un éventuel cafouillage gouvernemental, Alain Vidalies a riposté en affirmant que l'opposition s'était trompée en "croyant déceler des positions différentes prises par le gouvernement". "Le Premier ministre a toujours dit la même chose", a renchéri le ministre. "S'il y avait une erreur, c'était dans la question et pas dans la réponse, je sais bien que cela vous gêne", a-t-il asséné en forme de conclusion.

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