Felix Baumgartner : un exploit physique et technique

A 39.000 mètres de la terre, les conditions extérieures sont pour le moins hostiles à l'homme. Comment le recordman autrichien a-t-il résisté à une pareille épreuve ?

David Namias
Le 15/10/2012 à 12:12
Mis à jour le 23/10/2012 à 12:52
L'Autrichien Felix Baumgartner au moment de son saut, dimanche 14 octobre 2012 (Capture BFMTV)

Dans la stratosphère, l'homme exposé sans combinaison ne résisterait que quelques secondes. Mais ce rêve de rentrer "à pied" de l'espace est celui de tout astronaute. L'Autrichien Felix Bamgartner en a fait une réalité, dimanche soir, en réalisant un saut en chute libre de 39.000 m d'altitude.

Des conditions extrêmes

A 39.000 mètres d'altitude, l'air est si raréfié qu'il est impossible de respirer sans bouteilles d'oxygène. Le deuxième problème concerne la température : -28° Celsius à la sortie de la cabine de largage. Troisième difficulté, l'absence de pression fait encourir de graves complications telles "l'ébullisme". Cet accident de décompression engendre la formation de bulles de gaz dans le sang.

La réponse à ces deux problèmes est la même que pour les sorties dans l'espace : une combinaison pressurisée. Celle-ci offre une protection pour des températures allant de 37° à -67° Celsius. La visière du casque contient un circuit chauffant permettant d'éviter la formation de givre. Concernant l'absence de pression, la combinaison pressurisée maintient des conditions semblables à celles de la terre.

Les dangers pendant le saut

Outre les changements de température successifs pendant la chute dans l'atmosphère, l'autre défi est la vitesse. Pendant 4 minutes et 19 secondes, l’Autrichien a fendu l’atmosphère à grande vitesse pour atteindre une vitesse proche de Mach 1. Ce danger, Felix Baumgartner l'a constamment eu à l'esprit.












Pendant le saut, Felix Baumgartner a dû faire face à un problème de chauffage et de la buée sur sa visière. Pire, il est parti "en vrille" dans les airs et a été pris dans une série de rotations incontrôlables très dangereuses. L'ancien spationaute Jean-François Clervoy nous explique les dangers de ce phénomène peu connu.












Quel intérêt pour la science ?

Par-delà l'exploit de l'Autrichien, c'est l'autre question, voire la controverse liée à ce record. Pour Patrick Baudry, ancien spationaute, l'intérêt scientifique de ce saut ne fait aucun doute.












Selon Red Bull, le sponsor de cette expédition, la contribution scientifique de de saut est de trois ordres. Il s'agit tout d'abord de mettre au point une nouvelle génération de combinaisons spatiales. Le but est d'améliorer la visibilité et la clarté visuelle. Le deuxième intérêt est de travailler sur des protocoles d'exposition à la fois aux altitudes et à des accélérations extrêmes. Troisième intérêt : comprendre les effets physiologiques d'une accélération supersonique suivie d'une décélération et d'une ouverture de parachute.

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