Les opérations de neutralisation du gaz doivent débuter vers 22 heures.
>> Échappement de gaz à Rouen : place à la neutralisation
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A l’heure actuelle, les informations provenant des systèmes de surveillance et notamment des services d’urgence confirment l’absence d'impact sanitaire.
Le procédé consiste à neutraliser avec de la soude le contenu du bac où une réaction chimique "inattendue" s'est produite alors qu'un additif pour lubrifiant était en cours de fabrication. Il doit être testé sur cinq des 35 tonnes de produits concernés, puis sur sept, au cours de la nuit de mardi à mercredi. L'opération devrait être répétée et terminée la nuit suivante.
Avant de donner un feu vert définitif, la préfecture attendait un dernier avis de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal).
Par ailleurs, la fuite de gaz ne présente "pas de risque pour la santé", a assuré la Direction générale de la Santé (DGS, ministère de la Santé) mais souligne le caractère "passager" de symptômes ressentis par certaines personnes "plus sensibles".
Mais les pompiers ont tenu à délivrer "un message rassurant", a-t-il précisé.
17h45 : Mise en place d'une cellule interministérielle. "Le Premier Ministre a confié au ministère de l’Intérieur le soin d’activer la cellule interministérielle opérationnelle afin de coordonner l’action des différents ministères impliqués dans le suivi de la situation de la société "Lubrizol" implantée à Rouen" explique u communiqué conjoint aux ministères concernés (de l'Intérieur, des Affaires sociales et de la Santé et de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie)
"Il est confirmé que, depuis l’arrêt de l’exploitation industrielle lundi soir, les émanations entraînent des nuisances olfactives qui ne présentent pas de risque pour la santé" précise également le communiqué.
17h09 - Ce n'est pas la première fois que l'usine de Rouen est frappée par un dégaement de gaz. Comme le rappelle Francetv Info via une vidéo de l'INA, le 23 août 1989, du mercaptan s'était déjà échappé de ses locaux.
Hervé Chachichis, le directeur adjoint de la sécurité du club marseillais, témoigne des conditions qui règnent sur place. "Je suis allé faire le repérage au stade, explique-t-il. En début de soirée, une odeur nauséabonde a envahi la ville. J’étais avec deux stadiers, il nous a pris des nausées. Dans la rue, on voyait des gens en train de vomir. C’était vraiment insupportable. L’odeur, les nausées, les tremblements, la tête qui tourne. Et pourtant, on n’est pas des petits gabarits !"
L'incident qui a conduità un dégagement de mercaptan à l'usine de production d'additifs pour lubrifiants Lubrizol de Rouen a pour origine une réaction chimique "inattendue" dans un bac de fabrication, a-t-on appris auprès de la direction.
L'incident s'est produit dans un bac de 35 m3 qui fabriquait du dithiophosphate de zinc, un produit chimique qui entre dans la composition de plusieurs additifs pour lubrifiants. "C'est une étape intermédiaire dans nos fabrications", a indiqué Nathalie Bakaev, une porte parole de la direction de l'usine qui emploie près de 300 personnes.
Présent à Berlin pour le 50e anniversaire du Traité de l'Elysée, le ministre de l'Intérieur a annoncé le départ de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho pour Rouen afin d'évaluer "le risque industriel" sur place. Il a tenu à rappeler que ce gaz "ne présente pas un danger pour la santé".
>> Le point sur ce dispositif d'urgence et ce qu'il signifie.
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"L'ensemble de l'exploitation" chimique de Rouen à l'origine de la fuite de gaz mercaptan a été "stoppée" par arrêté préfectoral dès lundi soir, ont affirmé mardi les ministres de l'Ecologie, Delphine Batho, et de l'Intérieur, Manuel Valls.
"Les services de l'Etat se sont immédiatement rendus sur place et, dès hier soir, un arrêté préfectoral a été pris pour stopper l'ensemble de l'exploitation", écrivent-ils dans un communiqué commun.
La ministre de l'Ecologie quitte Berlin où elle se trouvait avec l'ensemble du gouvernement pour les festivités du cinquantenaire de l'amitié franco-allemande. Elle est attendue à Rouen vers 19h pour suivre les opérations sur place.
Mais au fait, c'est quoi ce gaz ? Notre éclairage en vidéo sur le mercaptan :
Produit à l'état naturel lorsque les matières organiques se décomposent, dans les marais, les égouts et même lors de la digestion, il dégage une "odeur caractéristique" de putréfaction "qui est ressentie par les individus à de très faibles concentrations".
Selon l'INRS, des cas d'intoxication aiguë ont été rapportés chez des travailleurs directement exposés à l'inhalation de méthanetiol, se traduisant par une irritation pulmonaire, des nausées, des vomissements et diarrhées, voire des troubles de conscience et de la respiration pour les plus graves.
A faible concentration, les manifestations chroniques sont essentiellement l'irritation des yeux, des muqueuses respiratoires et de la peau, précise la fiche de l'Institut.
Il s'agit d'un plan "mis en oeuvre quand un incident industriel est susceptible de dépasser le cadre d'une usine". Dans le même temps, l'Etat fait appel à l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) pour évaluer le schéma industriel proposé par l'exploitant pour mettre fin à la fuite.
La police britanique confirme avoir reçu des appels inquiets affirmant que l'odeur de gaz provenant de l'usine Lubrizol de Rouen était sentie jusque dans le sud de l'Angleterre.
"Peu après 7h30 nous avons commencé à recevoir des appels d'habitants des côtes de l'est du Sussex à propos d'une odeur de gaz", a indiqué la police du Sussex (sud-est) dans un communiqué sur son site internet, précisant que la police du comté voisin du Kent avait également reçu "un grand nombre d'appels".
Le match des 16e de finale de Coupe de France Rouen - Marseille, prévu mardi soir à Rouen, a été reporté en raison de la fuite de gaz, annonce l'OM.
Les Marseillais de retour de Rouen. Reprise de l'entrainement au centre RLD... twitter.com/OM_Officiel/st...
— Olympique Marseille (@OM_Officiel) January 22, 2013
L'usine Lubrizol est un site Seveso spécialisé dans la fabrication et le conditionnement d'additifs pour lubrifiants, carburants et peintures, et emploie environ 250 salariés.
Créée en 1954 sur les bords de la Seine, rive gauche, cette usine fabrique et commercialise des additifs qui servent à enrichir les huiles, les carburants ou les peintures industriels.
Elle a été classée Seveso en raison des risques qu'elle comporte. Parmi ses productions figure le mercaptan, un gaz malodorant utilisé notamment comme marqueur olfactif pour le gaz de ville. C'est ce produit, qualifié de non toxique, qui était senti mardi. En 1990, un incident similaire impliquant du mercaptan s'était produit sur le même site mais les vents avaient poussé l'odeur vers les côtes.
Dans un communiqué, la société d'où se sont échappées les émanations de gaz affirme que "la situation est encore en cours de résolution". La société est située à environ 110 km à l'ouest de Paris.
"Le mercaptan est un marqueur très olfactif de type gaz de ville, connu de tous, et qui ne présente pas de risques pour la santé", affirme dans un communiqué le ministère, qui invite les habitants des départements concernés en Haute-Normandie et en Ile-de-France à ne "pas joindre les services d'urgence afin de ne pas saturer les lignes de secours".
Plusieurs personnes habitant de Paris mais aussi l'Eure, l'Essonne, les Yvelines, le Val-de-Marne ou le Val-d'Oise, évoquent une "odeur insupportable", "maux de tête" et "nausée".
On apprend dans la nuit que la fuite de gaz a été perçue dans la nuit à Rouen. Des émanations sans "caractère toxique" selon la préfecture de Seine-Maritime, qui ont été ressenties jusqu'à Paris.
"L'entreprise Lubrizol, située à Rouen, a détecté une instabilité sur une de ses spécialités chimiques. Cette instabilité est à l’origine de dégagements d’odeurs de gaz - type gaz de ville. Le gaz, bien qu'ayant une odeur incommodante, n’a pas de caractère toxique", a indiqué la préfecture dans un communiqué.
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