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Tout ce qu’il faut savoir sur la vente des médicaments sur internet

Depuis le 2 janvier 2013, les pharmaciens établis en France, titulaires d’une pharmacie d’officine ou gérants d’une pharmacie mutualiste ou d’une pharmacie de secours minière, peuvent vendre des médicaments sur Internet sans ordonnance. Mais, pour l’heure, les Français ne sont pas très fans de ce mode d’achat.

Tout ne s’achète pas sur le web. Moins de 1 % des médicaments achetés en France le sont en ligne. Il est vrai que les autorités publiques ne cherchent pas trop à promouvoir ce type de vente, attitude qui a fait l’objet d’une récente critique de l’Autorité française de la concurrence. Si vous êtes intéressés, voici quelques conseils pour effectuer vos premiers pas sur la toile.

Une liste restreinte de médicaments

Seuls les médicaments délivrés sans ordonnance « obligatoire » sont concernés, du style paracétamol, produits contre la toux, aspirine, etc., soit environ à 4000 produits. Cette autorisation est en vigueur depuis le 2 janvier 2013. Déjà, à l’époque, le gouvernement avait souhaité limiter cette ouverture au web aux seuls médicaments vendus devant le comptoir, environ 450, mais le Conseil d'Etat et l'Autorité de la concurrence s’y étaient opposés, jugeant cette option trop restrictive.

Au nom d’une saine concurrence

Cette vente en ligne avait pour but de renforcer la concurrence afin de faire fléchir les prix. Mais pas seulement : pour les acteurs de l’industrie pharmaceutique, comme PharmaGDD, pionnier de la pharmacie en ligne, la présence d’une vente légale sur le web est le plus sûr rempart contre les sites où prolifère la contrefaçon. Le chiffre de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fait réfléchir : plus de 50 % des médicaments vendus en ligne dans le monde seraient des contrefaçons. Il n’est pas rare que les douaniers ramènent dans leurs filets des médicaments contrefaits, comme ce million de sachets de fausse aspirine en provenance de Chine fin 2013.

Des sites agréés

Afin de limiter ce risque, seules les officines traditionnelles ayant pignon sur rue peuvent disposer d’un site internet. La loi stipule en effet que ces sites sont le « prolongement virtuel » d'une pharmacie physique qui, de son côté, a obtenu le feu vert de l'Agence Régionale de Santé (ARS) pour offrir ce service numérique. Une liste de sites autorisés est disponible sur le site des ARS , de l'Ordre national pharmaciens et du ministère de la Santé.

Des règles à suivre

La loi impose une présentation « objective, claire et non trompeuse » des médicaments en ligne. Les mentions autorisées sont indiquées : le nom commercial, la ou les indications thérapeutiques, la forme (sachets, comprimés, gélules, etc.), le nombre d'unités et le prix. Les notices (précaution, doses) en ligne sont susceptibles d’être imprimées. Dernier point : les sites doivent rester indépendants de l'industrie pharmaceutique et ne recevoir aucun financement de leur part. A chaque commande d’un médicament, un questionnaire doit être obligatoirement rempli par l’acheteur : il faut y indiquer son âge, poids, sexe, traitements en cours, antécédents allergiques, grossesse ou d'allaitement. Le pharmacien en assure « personnellement la délivrance » et la préparation des commandes « ne peut se faire qu'au sein de l'officine dans un espace adapté à cet effet ».

A charge ensuite au patient d’opter pour une livraison à domicile ou une récupération de la commande auprès de son pharmacien.

Pas de vente en grandes surfaces

Cette ouverture vers le numérique préfigure-t-elle une vente des médicaments en grande surface ? « L'hypothèse d'une vente des médicaments, même non soumis à prescription obligatoire, en grandes surfaces, n'est pas envisagée par le gouvernement », ne cesse de répéter Marisol Touraine, ministre de la Santé. Une position soutenue par Emmanuel Macron, ministre de l’Economie qui se dit favorable à l'ouverture de pharmacies à l'intérieur de la surface de vente des supermarchés.