Un tweet raciste coûte son poste à une responsable américaine d'un groupe Internet

Une blague à l'humour douteux postée, ce week-end, sur le compte Twitter de la directrice de la communication du groupe InterActive Corp n'a pas été du goût de son employeur.

E. M. avec AFP
Le 22/12/2013 à 22:36

Justine Sacco s'est attiré, ce week-end, une publicité dont elle se serait bien passée. Directrice de la communication du groupe InterActive Corp (IAC), propriétaire notamment de match.com, meetic, vimeo ou The Daily Beast, Justine Sacco a perdu son poste victime d'une blague raciste qu'elle avait faite sur son compte Twitter.

"Je pars pour l'Afrique. J'espère que je ne vais pas attraper le sida. Je blague. Je suis blanche!", avait lancé la jeune femme avant d'embarquer pour un vol en direction de l'Afrique du Sud.

Cible de blagues et d'insultes

Son message, lu par ses seuls abonnés (moins de 200 alors), a ensuite été transmis à un employé du site Buzzfeed.com, qui lui a assuré une diffusion beaucoup plus large, racontent les médias américains.

A son atterrissage, elle efface son message et son compte Twitter, mais le mal était déjà fait, et sa blague douteuse lui avait valu d'être à son tour la cible de blagues et d'insultes sur les réseaux sociaux, faisant même de son nom #JustineSacco un des mots-clés les plus discutés sur Twitter.

"Je présente mes excuses aux Sud-Africains"

Justine Sacco a présenté dimanche ses excuses dans un communiqué, cité par ABC News: "Les mots ne peuvent pas dire à quel point je suis désolée et combien il est nécessaire que je présente mes excuses aux Sud-Africains", a-t-elle notamment déclaré, rappelant qu'elle était elle-même née en Afrique du Sud. "Il y a une grave crise liée au sida dans ce pays et malheureusement, il est très facile de parler de façon cavalière d'une épidémie à laquelle on n'a jamais été confronté directement", a-t-elle concédé.

"Pour avoir évoqué cette crise qui ne fait aucune différence de race, de sexe ou d'orientation sexuelle et les millions de personnes qui vivent avec le virus de manière insensible, je suis honteuse", a conclu Justine Sacco.

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