The Economist déguise Obama en Français

Après sa couverture à charge contre la France, l’hebdomadaire économique s’en prend aux Etats-Unis.

L.B
Le 04/01/2013 à 12:02
Mis à jour le 04/01/2013 à 12:47
Barack Obama en couverture de l'édition du 17 novembre de "The Economist" (Twitter)

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Après sa couverture assassine contre l’économie française le 17 novembre, The Economist en remet une couche dans son édition du 5 janvier. L’hebdomadaire économique britannique poursuit sa critique filée de l’Hexagone. Sa couverture, il met en scène Barack Obama déguisé en français, dans les règles de la caricature. Planté devant la Maison blanche, le président américain est vêtu d’une marinière, d’un béret et d’un foulard rouge, sans oublier les baguettes à la main.




Son titre aussi accable l’Europe : "America turns European" (L’Amérique se transforme en Europe). Barack Obama a promulgué mercredi soir la loi sur le compromis budgétaire qui écarte à court terme la menace d'une cure d'austérité forcée aux Etats-Unis, après un bras de fer avec le président américain de la chambre des représentants (à côté de lui sur la photo). Ce dernier porte un habit traditionnel porté en Suisse, en Autriche et même en Bavière.

Dans son éditorial, The Economist raille "les troublantes similarités entre la mauvaise gestion budgétaire à Washington et le fouillis dans la zone euro". "Au cours des trois dernières années, les dirigeants américains ont regardé la gestion de la crise de l'euro par l'Europe avec un mépris à peine dissimulé (...) Ces critiques étaient toutes valables mais désormais ceux qui les ont faites devraient ôter les poutres de leurs yeux", critique The Economist.

"La chose la plus triste de l'accord de cette semaine est à quel point MM. Obama et Boehner semblent ignorer les dommages plus larges que leur petit esprit partisan fait à leur pays", poursuit l'hebdomadaire, qui avait appelé en novembre à voter, avec moins d'enthousiasme qu'en 2008, pour Barack Obama, "le diable que l'on connaît". "Pourquoi les pays en développement devraient faire confiance au leadership américain quand (le pays) semble incapable de résoudre quoi que ce soit chez lui?", s'interroge-t-il.

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