Syrie : Washington "inquiet" d'un recours aux armes chimiques

Face à la dégradation de la situation dans le pays, Washington a réexprimé son "inquiétude" que des armes chimiques soient employées contre la population. De son côté, l'ONU a décidé de "suspendre ses missions jusqu'à nouvel ordre".

M. T. avec AFP
Le 03/12/2012 à 19:58
Mis à jour le 03/12/2012 à 23:26

Le régime syrien coupe l’accès à internet dans le pays


La situation en Syrie de plus en plus "inquiétante". "Nous sommes inquiets à l'idée qu'un régime de plus en plus assiégé (...) réfléchisse à l'utilisation d'armes chimiques contre les Syriens", a ainsi mis en garde, lundi, le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, lors de son point de presse quotidien.

Une inquiétude qui s'est transformée en mise en garde. "Aujourd'hui, je veux dire très clairement à Assad et à ceux qui obéissent à ses ordres que le monde entier (vous) observe. Le recours à des armes chimiques est et serait totalement inacceptable", a déclaré plus tard Barack Obama lors d'une allocution à Washington.

Lundi, l'armée de Bachar al-Assad a en effet repris de plus belle son offensive contre la rébellion. L'aviation et l'artillerie ont pilonné sans relâche les bases arrières des insurgés, dans les quartiers sud de Damas. Elle a aussi attaqué au nord-est d'Alep, la grande ville du Nord au mains des rebelles.

La "ligne rouge" des armes chimiques

Plus tôt dans la journée, le régime de Bachar al-Assad avait pourtant assuré qu'il ne ferait pas usage d'armes chimiques contre son peuple, après une mise en garde d'Hillary Clinton. La secrétaire d'Etat Hillary avait prévenu : l'utilisation d'armes chimiques contre le peuple constituerait pour Washington une "ligne rouge".

A la suite de la dégradation de la situation, les Nations unies ont décidé de "suspendre leurs opérations" dans le pays et de retirer leur "personnel non essentiel", soit 25 personnes, en raison de la dégradation des conditions de sécurité dans le pays.

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