Syrie : la répression continue, les habitants témoignent

Quelques jours après le massacre de Houla qui a fait 108 morts la semaine dernière, François Hollande a évoqué la possibilité d’une intervention militaire en Syrie. Un scénario possible à l'unique condition de disposer d'un mandat des Nations Unies. La Russie a jugé prématurée toute nouvelle action de l'ONU contre la Syrie. Sur le terrain la répression continue, chaque jour de nouveaux morts, parfois dans des exécutions sommaires.

Thomas Paulmyer
Le 30/05/2012 à 19:05
Mis à jour le 30/05/2012 à 19:11

Vendredi dernier, le massacre de Houla a fait 108 morts dont 49 enfants. Des bébés sont désormais orphelins, des habitants ont perdu une partie de leur famille. Témoins du massacre d’Houla, certaines personnes affirment que les forces armées «  ont attaqué nos maisons, ce sont des membres de l’armée en uniforme … Ils ont pointé sur nous leurs armes et nous ont pris au piège chez nous comme des moutons avant de  nous pulvériser. Ils ont tué mon père et mon frère, ils étaient les seuls hommes dans une famille de sept filles. C’est un vrai massacre ».

Parmi les victimes, certains ont été tué d’une balle dans la tête,  à bout portant. Un massacre qui témoigne de la violence croissante du régime envers ses citoyens. Depuis le début de la révolte, les enfants n’ont jamais été épargnés par les milices de Bachar Al-Assad.

Ce mercredi, treize nouveaux corps ont été retrouvés à Deir Ezzor au nord-est du pays, les mains ligotées. Certains ont été tués à bout portant, dans des circonstances qui sont encore à élucider. Les combats entre l’armée et les groupes rebelles font toujours rage en  Syrie.  Mardi, une centaine de personnes ont trouvé la mort, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Plus de 13.000 personnes ont péri depuis le début du soulèvement en mars 2011.

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