Syrie: pour BHL, une intervention "est évidemment possible"

L'offensive gouvernementale dans la banlieue sud-ouest de Damas et les images terribles qui ont suivi laissent peu de doutes sur l'utilisation d'armes chimiques, estiment plusieurs sources diplomatiques occidentales. Sur BFMTV, Bernard-Henri Lévy était invité à réagir sur le rôle de la communauté internationale en Syrie.

A.-L.Baulme
Le 22/08/2013 à 22:11
Mis à jour le 22/08/2013 à 22:16

Un an après la célèbre "ligne rouge" d'Obama, les allégations sur un massacre à l'arme chimique de grande ampleur près de Damas remettent cruellement en lumière les contradictions et hésitations des Occidentaux, coincés entre indignation et refus d'intervenir. Bernard-Henri Lévy, écrivain et philosophe, était invité à envisager, sur BFMTV, les options de la communauté internationale, face à l'usage présumé d'armes chimiques en Syrie.

L'attaque aérienne a fait ressortir des images d'une violence extrême, "insoutenables", pour BHL, comme celles d'enfants suffoquant. L'usage présumé d'armes chimiques est née à la vue de photos de cadavres sans traces de blessures. Mais, selon l'écrivain, l'enquête ne pourra pas se faire car les experts "n'auront pas l'autorisation d'aller sur le terrain".

"Cette histoire de veto russe et chinois, c'est un indécence"

Ce jeudi matin, Laurent Fabius, a menacé de "recourir à la force" mais s'est toutefois refusé à entrer dans le moindre détail sur la forme que pourrait prendre une telle réaction et a exclu catégoriquement l'envoi de troupes au sol. Pour BHL, une intervention en Syrie "est évidemment possible" et ce depuis un an et demi, malgré les résistances de certains pays: "ONU ou pas ONU, cette histoire de veto russe et chinois, c'est un indécence".

Selon BHL, si la communauté internationale n'agit pas "c'est probablement l'idée qu'il y a dans les esprits, que succèderait à Bachar al-Assad les islamistes". Mais pour le philosophe, ce "raisonnement est obscène, compte tenues des images de ces enfants gazés".

Quoi qu'il en soit, pour BHL, la communauté internationale "n'est pas à la hauteur" sur le dossier syrien. "Nous aurons honte dans quelques mois" d'avoir écouté la Russie et la Chine, a-t-il poursuivi. "Si nous continuons à nous laisser prendre en otages" par Poutine sur la Syrie, nous en "rougirons".

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