Syrie : Bachar al-Assad pourrait utiliser des armes chimiques

En Syrie, les rebelles ont pris le contrôle de la frontière avec l'Irak ce jeudi et se sont emparés d'un poste-frontière avec la Turquie, infligeant un nouveau camouflet au régime de Bachar al-Assad.

Mélanie Vecchio | Mathieu Coache | AFP
Le 20/07/2012 à 6:22
Mis à jour le 20/07/2012 à 10:03

A l'ONU, la Russie et la Chine ont provoqué la colère des Occidentaux en opposant pour la troisième fois leur veto à une résolution du Conseil de sécurité prévoyant des sanctions contre le régime syrien, Washington promettant d'agir désormais "en dehors" du cadre des Nations unies dans ce dossier.

Au moins 248 morts à travers le pays

Les violences se poursuivent, avec au moins 248 morts à travers le pays, soit "le plus lourd bilan documenté depuis 16 mois", selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Jeudi en fin de soirée, le bilan des affrontements s'établissait à 109 civils, 93 soldats et 46 militants ou déserteurs, a précisé le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane. Des combats entre les forces régulières syriennes et les rebelles de l'Armée syrienne libre ont aussi lieu à Homs, Alep, Idleb et Hama, selon l'ONG.

Plus de 18.600 Syriens ont fui au Liban depuis l'attentat de mercredi

"Jusqu'à présent, l'armée avait fait preuve de retenue dans ses opérations mais depuis l'attentat (de mercredi), elle est décidée à utiliser toutes les armes en sa possession pour en finir avec les terroristes", selon une source de sécurité. L'armée a même demandé à la population de s'éloigner des zones de combats dans la capitale. Selon une source de sécurité libanaise, plus de 18.600 Syriens, originaires notamment de la région de Damas, ont fui depuis mercredi au Liban. Les autorités irakiennes ont pour leur part fait état de milliers d'Irakiens fuyant la Syrie.

L'arsenal chimique du régime syrien inquiète

Au fur et à mesure que les combats s'étendent en Syrie, les inquiétudes s'accroissent au sein de la communauté internationale sur la sécurité des armes chimiques que le régime de Bachar al-Assad aurait amassées en grande quantité. Ces préoccupations se sont renforcées avec l'avertissement lancé lundi par le premier ambassadeur syrien ayant fait défection, Nawaf Farès. Il s'est dit "persuadé" que le président Assad était prêt à utiliser son arsenal chimique si ses jours étaient comptés.

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