Succession de Benoît XVI: "pourquoi pas un Asiatique ou un Latino-américain ?"

Odon Vallet, spécialiste des religions, estime sur BFMTV qu'au-delà des origines géographiques du futur pape, ce sont surtout les orientations religieuses qui primeront.

S. A.
Le 11/02/2013 à 15:22
Mis à jour le 11/02/2013 à 16:54

Renonciation de Benoît XVI : et maintenant ? - 11/02


Benoît XVI a annoncé sa renonciation lundi et ne prendra pas part au conclave qui désignera son successeur. Celui qui reste souverain pontife jusqu'au 28 février a choisi, ensuite, de se retirer dans un monastère dans l'enceinte du Vatican. Un nouveau pape devrait être désigné "pour Pâques", a indiqué son porte-parole du pape.

Qui alors pour remplacer Benoît XVI, le théologien allemand qui avait succédé à Jean-Paul II en 2005 dans cette "fonction infernale" comme le souligne le spécialiste des religions Odon Vallet ?

"Pourquoi pas un Asiatique ?"

"Les noms du patriarche de Venise, des archevêques de Milan, Budapest ou Vienne sont cités d'ores et déjà, explique-t-il, mais pourquoi pas un Asiatique, Philippin par exemple, ou un Latino-américain ? Car il y a beaucoup de cardinaux en Amérique du sud."

Est-ce à dire que le nombre pourrait constituer un avantage au moment du vote ? "Le problème pour les cardinaux sud-américains, c'est qu'ils ne s'entendent pas, prévient Odon Vallet, ce qui compte ce n'est pas tellement l'origine géographique, ni la couleur de peau, ce qui compte ce sont les options théologiques."

"Mais l'archevêque de Paris, monseigneur Vingt-Trois, notamment pour ses positions modérées au sujet du mariage pour tous, a aussi de sérieuses chances", estime Odon Vallet.

Pas pour les bookmakers britanniques toujours promptes à dégainer. Ils ont déjà leurs favoris : le Ghanéen Peter Turkson, le Canadien Marc Oullet et le Nigérian Francis Arinze. Verdict le 31 mars prochain.

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