Prises d’otages : les méthodes directes de l’armée algérienne

C’est un principe du gouvernement algérien : ne jamais entamer de négociations avec les terroristes. Face aux islamistes, comme les preneurs d’otages d’In Amenas, l’armée algérienne a la réputation d’être très ferme. Focus sur ses méthodes.

Antoine Delpierre et Timothée Le Blanc
Le 18/01/2013 à 6:44

Otages en Algérie : retour sur les méthodes algériennes en matière de terrorisme - 17/01


De l’affaire des moines de Tibhirine à la prise d’otages de l’Airbus en 1994, la méthode du pouvoir algérien face aux ravisseurs n’a pas bougé d’une ligne. Son principe : pas de négociations avec les terroristes.

La démonstration de force des commandos algériens lancée ce jeudi à In Amenas contre les preneurs d'otages sur le site BP, s’inscrit donc dans cette tradition.

>> A lire AUSSI : "Otages en Algérie : les méthodes algériennes inquiètent"

Survie de la sécurité intérieure algérienne

"Ils ont la réputation d'être assez directs, combatifs et de ne pas faire dans le détail", explique Pierre Servent, spécialiste des questions de défense. "Les Algériens ne négocient pas face à des terroristes ou des preneurs d'otages. Si les gens ne se rendent pas, ils attaquent directement".

Une méthode brutale, qui trouve ses racines dans l’histoire du pays. "Le choix politique (de cet assaut, ndlr) est discutable, mais il s'agissait, pour l'Algérie, de la survie de sa sécurité intérieure", analyse Christian Prouteau, fondateur du GIGN.

En lançant cet assaut aussi, sanglant soit-il, Alger a ainsi évité de créer un précédent, qui pourrait laisser croire aux terroristes que l’État algérien est ouvert à la négociation.

La question du jour

Si cela était possible, seriez-vous prêt à habiter sur une autre planète?