Prise d’otages en Algérie: un Français parmi les ravisseurs

Selon l'agence Reuters, qui détaille le profil des ravisseurs tués pendant l'assaut, un Français figure parmi les victimes côté jihadistes.

Igor Sahiri
Le 18/01/2013 à 11:16
Mis à jour le 18/01/2013 à 14:23

Prise d'otages en Algérie : retour sur un assaut sanglant 18/01


La sécurité algérienne l'a affirmé jeudi : un Français figurerait parmi les onze djihadistes tués dans l’assaut mené jeudi contre le site BP d'In Anemas, dans le sud de l'Algérie.

"C'est toujours surprenant, mais c'est une réalité", juge l'expert Alain Juillet. "Aujourd'hui, il y a des jihadistes français partout. Je pense qu'on en trouvera aussi au Mali".
Cet islamiste français ferait donc parti du groupuscule du chef islamiste algérien Mokhtar Belmokhtar, "Les signataires par le sang".

"Extrêmement grave"

La présence d’un Français dans cette nébuleuse d’Al Qaida n’étonne personne chez les experts des questions terroristes. Mais reste un sérieux motif d’inquiétude.

"Cela n'est pas une surprise, mais c'est extrêmement grave", estime Alain Marsaud, vice-président du Haut comité français pour la féfense civile. "Cela veut dire qu'on a aujourd'hui des nationaux, des gens qui ont un passeport français, qui sont sans doute nés en France, qui ont décidé de porter atteinte aux intérêts français".

Réclamations

Le chef de la prise d’otages, tué lui aussi dans le raid, se nomme Abou Walid ou Abou El Barra, un Algérien d’une quarantaine d’années qui aurait servi dans l’armée nationale.

Par cette prise d'otages, ces activistes réclamaient la libération d’une centaine d’islamistes en Algérie, ainsi que l’arrêt des opérations françaises au Mali.

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