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Les combats se poursuivent à alep
 

par Hadeel Al Shalchi ALEP, Syrie (Reuters) - Les insurgés syriens ont admis jeudi avoir dû céder du terrain aux forces gouvernementales dans le...

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  • eldiablo2
    eldiablo2     

    C’est cet après-midi que s’est ouverte à Téhéran la « rencontre consultative sur la Syrie » voulue par le gouvernement iranien, pour ne pas laisser au camp occidental le monopole de la diplomatie internationale sur la crise syrienne. Officiellement la réunion doit s’efforcer de relancer le plan de paix de Kofi Annan. Lequel a décliné l’invitation de Téhéran : si conscient que soit l’ex-émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe des torts, dans cette affaire syrienne, de l’opposition syrienne et du double langage des Occidentaux (voir notre article « Syrie et Iran unis comme au front », mis en ligne le 8 août), il ne veut pas s’afficher dans une réunion trop connotée anti-occidentale.

    Car, clairement, c’est un anti-sommet des « Amis de la Syrie » (les puissances occidentales hostiles à Damas) que les autorités iraniennes ont voulu organiser : les représentants diplomatiques de 12 ou 13 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine vont y participer.

    Outre bien sûr les Euro-anglo-saxons, la Ligue arabe à financement qatari est la grande absente de ce mini-sommet improvisé en quelques jours. Pour la diplomatie arabo-golfiste, l’Iran demeure l’ennemi public géostratégique n°1, et un allié de ce gouvernement syrien qu’elle cherche à renverser depuis un an et demi.

    Autre absent arabe, le Liban qui invoque sa « neutralité » dans le conflit, mais dont le gouvernement n’est pas hostile, c’est une litote, aux positions défendues par l’Iran sur la Syrie. Le Liban, on le sait, est prisonnier d’une situation politique intérieure délicate, avec l’opposition pro-occidentale et pro-Golfe de Harri et Geagea qui encourage en sous main et la rébellion syrienne et les groupes sunnites radicaux libanais.

    La Syrie, en tant que nation objet de la réunion, ne participe pas non plus officiellement à la rencontre de Téhéran mais n’est évidemment pas la dernière informée de la teneur des débats et propositions, qui lui sont favorables.

    Des délégations symboliques pour une réunion symbolique

    Sont en revanche présents dans la capitale iranienne des poids (de plus en plus) lourds de la communauté internationale, comme la Russie et la Chine, même si un Lavrov n’a pas fait le déplacement, sans doute pour ne pas paraître provoquer Américains et Européens. En début d’après-midi la télévision iranienne a montré des images de l’ouverture de la réunion par le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi : on y distinguait notamment des représentants russes (l’ambassadeur à Téhéran), irakiens, algériens, afghans.

    Peu de ministres en titres, mais tout de même des diplomates de haut niveau qui bravent symboliquement l’ »interdit diplomatique » lancé par Washington et ses suiveurs contre l’Iran, qu’ils ont toujours voulu écarter du dossier syrien, malgré l’avis des Russes et des Chinois.

    « La volonté de l’Iran est la fin de la violence la plus rapidement possible en Syrie » a déclaré Ali Akbar Salehi, pour expliquer la démarche de on pays.

    Nul doute que pour lui, cependant, ce but soit atteint – aussi – par la destruction des bandes soutenues par l’OTAN et le Golfe. À Téhéran, c’est bien un front anti-américain qui s’est ponctuellement constitué autour du crucial dossier syrien. En ce sens, ce sommet des non alignés (sur Washington) a, quelles que soient ses limites et en dépit du mépris plus ou moins ouvert dont l’accable la presse occidentale, quelque chose d’historique.

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