Otages en Algérie : la communauté internationale critique l'assaut algérien

L'armée algérienne a lancé jeudi un assaut controversé contre le site gazier d'In Amena, où plusieurs centaines de personnes étaient retenues en otages depuis mercredi matin.

David Namias avec AFP
Le 17/01/2013 à 21:38
Mis à jour le 17/01/2013 à 21:39
Site gazier d'In-Amenas où a eu lieu la prise d'otages. (AFP)

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Les méthodes de l'armée algérienne, qui a mené jeudi l'assaut sur le site d'In Amena où des islamistes ont pris en otages plusieurs centaines de personnes, sont au mieux débattues, quand elles ne sont pas vivement critiquées, par plusieurs pays ce jeudi.

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La France, à travers la voix de son président a d'abord rappelé que cette affaire relevait de la souveraineté algérienne. "Je fais toute confiance aux autorités algériennes pour trouver les solutions les meilleures pour mettre un terme à cette prise d'otages", a expliqué François Hollande.

Mais le président, à l'occasion de ses vœux aux responsables économiques et sociaux, a déclaré ne pas disposer "de suffisamment d'éléments pour en faire une évaluation". Une façon de garder la prudence de mise face à la grande confusion de la situation. La prise d'otages "semble se dénouer dans des conditions dramatiques", a toutefois ajouté François Hollande, ne faisant pas secret de son inquiétude quant à l'issue tragique de cette opération.

Au Royaume-Uni, le Premier ministre britannique David Cameron a regretté jeudi ne pas avoir été mis au courant à l'avance de l'opération militaire algérienne contre le site gazier où des centaines de personnes ont été prises en otages, a indiqué un porte-parole de Downing Street.

Informé de l'opération lors d'une discussion téléphonique à 11h30 (12h30 en France) avec son homologue algérien Abdelmalek Sellal, David Cameron a souligné qu'il aurait préféré avoir été informé à l'avance alors que la "situation est très grave".

Alerté sur la gravité de la situation, David Cameron a aussitôt reporté un discours sur l'Union européenne prévu vendredi à Amsterdam.

Aux Etats-Unis, un porte-parole de la Maison Blanche a exprimé son inquiétude au sujet de l'opération en cours en Algérie pour libérer des otages, dont des Américains, capturés par des extrémistes islamistes, et a dit chercher à obtenir des "éclaircissements" de la part des autorités algériennes.

"Nous sommes évidemment inquiets au sujet des informations sur des pertes en vies" humaines lors de cette opération, a expliqué le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, en ajoutant, lors d'un point de presse, que "nous essayons d'obtenir des éclaircissements de la part du gouvernement algérien".

Le Japon avait quant à lui appelé l'Algérie à cesser "immédiatement" son opération militaire sur le site gazier algérien. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui se trouvait à Bangkok, a appelé au téléphone son homologue algérien, Abdelmalek Sellal, pour émettre "une ferme protestation" contre le déclenchement de cette opération.

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