La jeunesse algérienne, 50 ans après l’indépendance

L'Algérie célèbre ce jour le 50e anniversaire de son indépendance. Mais la jeunesse algérienne rêve d’ailleurs. Pour cette nouvelle génération, tout reste à faire dans un pays durement frappé par la misère.

Céline Blampain
Le 05/07/2012 à 11:33
Mis à jour le 05/07/2012 à 11:43

Le combat pour l’indépendance, la plupart des algériens ne l’ont pas connu. Les moins de 35 ans représentent 70% de la population et ont du mal à se reconnaître dans le pouvoir en place.  A 75 ans et après 13 ans au pouvoir Abdelaziz Bouteflika suscite peu d’enthousiasme parmi les jeunes qui se sont massivement abstenus lors des dernières élections.

Foued un étudiant nous raconte : "en tant que jeune algérien, je considère que l'indépendance a fait beaucoup de bien au pays mais je souhaite à présent que l'indépendance soit dans le domaine social, économique, culturel et surtout dans le domaine politique."

''Que l'on donne plus de pouvoir à la jeunesse''

La jeunesse émet plusieurs critiques : une situation économique en berne malgré les richesses du pays et la concentration du pouvoir dans les mains d'une élite vieillissante.

Toufik Rahim également étudiant pense "qu'après cinquante ans d'indépendance" l’Algérie est "encore un pays jeune" mais demande "à ce qu'on mette un terme à la légitimité révolutionnaire au sein du pouvoir algérien et qu'on donne plus le pouvoir à la jeunesse."

Une jeunesse qui ne cesse de regarder railleurs. Chaque année pour rejoindre la France, des milliers d’algériens traversent clandestinement la Méditerranée.

La question du jour

Faut-il permettre l'ouverture de tous les magasins le dimanche?