Israël : un tribunal publie un rapport sur la mort du "prisonnier X"

Le plus grand mystère entoure la mort du "prisonnier X", juif australien qui aurait travaillé pour le Mossad, le renseignement israélien. Mardi, un tribunal israélien a indiqué qu'il était mort pendu dans sa cellule.

M.R. avec AFP
Le 19/02/2013 à 16:20
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (BFMTV)

Le black out le plus complet entoure l'histoire du "prisonnier X". Mardi, un tribunal israélien a cependant levé une partie du voile sur les circonstances de la mort de cet Australo-Israélien qui aurait travaillé pour le renseignement israélien.

Ainsi, le "prisonnier X" se serait suicidé, alors qu'il était secrètement détenu en Israël en 2010.

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"Un drap autour du cou"

"Le défunt a été trouvé pendu dans la douche de sa cellule de détention, avec un drap autour du cou attaché à la fenêtre de la salle de bain", selon les minutes d'une audience du tribunal de Rishon-LeTzion, près de Tel-Aviv, qui devait statuer sur la levée partielle du black-out imposé sur l'affaire en Israël.

Ben Zygier, un avocat australo-israélien de 34 ans, enrôlé par le Mossad (l'agence de renseignement extérieur israélienne) selon la chaîne de télévision australienne ABC, était détenu à la prison Ayalon, près de Ramleh. Il avait été retrouvé pendu en décembre 2010.

Le tribunal a publié le rapport sur les causes de la mort, expurgé de deux clauses, estimant que l'administration pénitentiaire pourrait être tenue pour responsable de "négligence ayant causé la mort" du détenu.

Un black-out imposé

Il cite également le rapport du médecin légiste du 20 décembre 2010 établissant la mort au 15 décembre 2010, mentionnant "de légères écorchures à l'avant-bras gauche provoquées par un coup qui n'a pas contribué à la mort".

Un rapport ultérieur du médecin légiste relève qu'une "petite quantité de sédatifs a été retrouvée dans le sang, mais ni alcool ni drogue".

C'est la chaîne ABC qui, la première, avait diffusé la semaine dernière des informations selon lesquelles l'homme aurait été recruté par le Mossad. La censure israélienne avait alors formellement interdit aux médias israéliens de relayer ces informations dans le pays.

Un black-out imposé qui avait finalement été brisé par trois députés de l'opposition. Profitant de leur immunité parlementaire, ils ont interrogé au Parlement le ministre de la Justice Yaakov Neeman sur cette affaire. Puis les médias -comme le Jerusalem Post- ont finalement été autorisés mercredi à faire état des informations d'ABC.

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